Le Midi Libre - Midi Centre - Des rendements conséquents

Edition du 5 Avril 2009



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M’sila, oléiculture
Des rendements conséquents
5 Avril 2009

La superficie consacrée à la culture des oliviers dans la wilaya de M’sila est passée de 500 hectares en 2000 à 4.200 hectares actuellement. Cet essor s’explique par l’engouement des agriculteurs pour la culture de cet arbre fruitier adapté au climat continental, chaud en été et froid en hiver, de la région. D’autres facteurs expliqueraient également la large adoption de cette culture à l’instar de la faible consommation en irrigation de l’olivier par rapport notamment à l’abricotier, et sa robustesse d’où le peu d’entretien. L’olivier supporte également une certaine salinité du sol comme c’est le cas de plusieurs régions de la wilaya de M’sila, outre sa longévité par rapport à celle d’autres espèces fruitières, actuellement menacées par la salinité de ces terres. Des techniciens du haut commissariat pour le développement des steppes qui était le premier organisme à avoir recommandé, dès les années 90, la généralisation des plantations de cet arbre, a conduit la tutelle à classer M’sila wilaya-pilote dans l’oléiculture. Malgré un rendement nul au cours des cinq premières années, ces arbres ont été largement adoptés par les paysans de la wilaya dont ceux de la partie sud qui affirment s’y attacher en raison, entre autres, du fait que cette culture leur permet d’exploiter la surface entre les arbres pour pratiquer les maraîchages ou encore se lancer dans l’apiculture dont la pratique est à ses débuts dans cette wilaya. Propriétaire d’une unité de pressurage à Boussaâda, Lemjad Nasser affirme qu’il a produit 8.000 litres d’huile alors même que la plupart des nouvelles plantations oléicoles ne sont pas encore productives en raison de leur jeune âge. Trois unités du genre ont été ainsi créées à Boussaâda (1) et Magra (2). Les variétés d’oliviers utilisées à M’sila sont celles destinées à la production de l’huile car, estiment ces paysans, les rendements sont plus importants avec la commercialisation de l’huile d’olive et non pas des olives qui nécessitent entre autres la présence de conserveries n’existant encore pas dans la région, même si pour d’autres agriculteurs, c’est l’absence d’autres variété d’oliviers qui les a poussés à planter celles productrices d’huile.


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