Pour justifier la dĂ©bacle des Verts en terre centrafricaine, l’entraĂ®neur de l’Ă©quipe algĂ©rienne de football, Abdelhak Benchikha, dans une dĂ©claration Ă l’APS, a exliquĂ© qu’il n’a pas disposĂ© du temps necĂ©ssaire pour prĂ©parer son Ă©quipe.
«Je n’ai pas bĂ©nĂ©ficiĂ© d’assez de temps pour prĂ©parer ce match. On ne pourra jamais bien faire en quatre jours. En ce qui me concerne, j’aurai aimĂ© entamer mes fonctions officielles Ă la tĂŞte de l’Ă©quipe par une victoire, mais ça n’a pas Ă©tĂ© le cas. Les joueurs sont venus me soutenir, me disant qu’ils avaient bien voulu me faire plaisir». Ensuite il a ajoutĂ© qu’il est « très déçu » de la dĂ©faite essuyĂ©e par les Verts. En filigrane, cela veut dire que ses poulains ont tout donnĂ© et entrepris pour obtenir une victoire, mais ils n’Ă©taient pas suffisamment prĂ©parĂ©s pour atteindre ce but. Cette explication ne tient pas la route car on a vu une Ă©quipe composĂ©e de professionnels errer sans âme sur le terrain. Les raisons sont Ă chercher ailleurs. En fait, la dĂ©cadence de l’Ă©quipe a commencĂ© après la l’Ă©popĂ©e de d’Oumdormane. La victoire contre les Pharaons, malgrĂ© qu’elle nous ait permis de participer Ă un Mondial, n’a pas rendu, Ă proprement parler, service Ă l’Ă©quipe. Les joueurs, au lieu de garder les pieds sur terre, ont commencĂ© Ă avoir la grosse tĂŞte et les spots publicitaires ont fait le reste. Les sponsors s’arrachaient littĂ©ralement les images de joueurs, dont certains n’ont rien dĂ©montrĂ©, pour vanter les mĂ©rites de leurs produits et l’argent coulait Ă flots. Les primes de match reprĂ©sentaient deux ans de durs labeurs d’un cadre diplĂ´mĂ©. Tous ces paramètres ont entraĂ®nĂ© une certaine dĂ©liquescence qui a portĂ© un grave prĂ©judice au groupe. Par ailleurs, la question qui mĂ©rite d’ĂŞtre posĂ©e est de savoir qui dirige l’Ă©quipe nationale. Est-ce le bureau fĂ©dĂ©ral, le staff technique ou la FĂ©dĂ©ration ? Est-ce que l’entraĂ®neur national a les coudĂ©e franches ? N’a-t-il pas un fil Ă la patte ? Sa dĂ©claration selon laquelle on ne lui imposait aucun joueur sonne plutĂ´t comme un aveu car il n’y a pas de fumĂ©e sans feu. En conclusion, il faut reconnaĂ®tre que la sĂ©lection nationale n’est pas un foudre de guerre comme certains aiment Ă le colporter. La renommĂ©e qu’ont lui a attribuĂ©e est surfaite. Il est temps de changer les mentalitĂ©s et Ă©carter l’entourage qui gravite autour de l’Ă©quipe pour des desseins inavouĂ©s. Nous avons tout pour construire une Ă©quipe digne de reprĂ©senter les couleurs nationales et rendre le sourire Ă son magnifique public. La pâte existe, les hommes aussi. Les moyens ne manquent pas.
Alors au travail !