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| Tichy,formation professionnelle |
| Des sections annexes pour rapprocher les stagiaires |
| 13 Octobre 2010 |
Le secteur de la formation professionnelle dans la wilaya de Bejaia s’apprête à recevoir pour la prochaine rentrée scolaire quelque sept mille stagiaires dans les différentes spécialités à enseigner, ce qu’a confirmé Hocine Rabah, directeur de l’enseignement  professionnel et technique de la wilaya de Bejaia.  De nouvelles filières ont vu le jour dans les centres de formation professionnelle pour adultes (CFPA) de Bejaia comme le tourisme, le bâtiment, l’électricité bâtiment et l’électronique. Pour permettre à tous les stagiaires des communes de suivre une formation dans les différentes spécialités  sans se déplacer au chef lieu de wilaya, des sections détachées sont ouvertes dans les communes. Le secteur vient également de bénéficier de trois internats à Melbou, Beni Maouche et Chemini qui seront équipés en literie avant la fin de l’année. Une campagne de sensibilisation des jeunes exclus du cycle scolaire est lancée par l’ouverture de quelque 130 bureaux d’accueil dans les collèges et lycées pour l’orientation des futurs candidats. Le tourisme sera enseigné à Aokas en attendant la section hôtellerie qui s’ouvrira au CFPA de Tichy. Selon monsieur  Rabah, « il est inconcevable que la wilaya de Bejaia, qui a une vocation touristique, soit dépourvue d’une école de formation en hôtellerie ». Ainsi, la formation touchera également des stagiaires inscrits au niveau de l’agence de l’emploi qui bénéficient d’un présalaire de trois mille dinars par mois et qui seront affectés dans des entreprises pour la formation pratique. Cela dit, le directeur de l’enseignement professionnels dira qu’ « On forme des stagiaires pour le compte de certaines entreprises comme Soummam ou l’entreprise portuaire de Bejaia (EPB) qui les recrutent en fin de stage ». Certes, la formation se fait selon un programme qui permettra d’adopter les profils rééls aux besoins de la wilaya, ce qui signifie que le secteur a vraiment besoin  de partenaires crédibles qui pourront  absorber le chômage.  Pour ce qui est du monde rural, une formation spécifique aux petits métiers ainsi qu’à l’apiculture permettra aux jeunes de créer leur propre activité. M. Rabah soulignera également que la formation assurée par les établissements privés est très faible et indiquera à cet effet : « Nous avons 28 établissements privés de formation. Il leur appartient de prodiguer une formation de qualité, le taux d’admission est faible sachant que les stagiaires paient une somme importante auprès de ces écoles pour se former,  mais en réalité, ça ne reflète pas une formation de qualité. A l’avenir, ces écoles seront soumises à une réglementation plus draconienne  et ça sera au niveau  central que seront délivrés les agréments à la place  des directions de wilaya. Cette réglementation prendra en compte l’existence de locaux adéquats et  un programme scolaire  de formation adapté au programme de la tutelle ». Certes, la formation professionnelle qui est restée à la traîne depuis de longues années sera appelée à se moderniser avec la mise en application du statut particulier du personnel de ce secteur.
Par : Mustapha Laouar
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