Le Midi Libre - evénement - «Une déclaration de guerre» pour Makri

Edition du 4 Octobre 2021



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Propos de Macron sur l’Algérie
«Une déclaration de guerre» pour Makri
4 Octobre 2021

Les déclarations du Président français, Emmanuel Macron, sur l’Algérie, l’Histoire et "la nation algérienne" suscitent une vive réaction d’Abderrazak Makri, président du Mouvement de la société pour la paix (MSP).

"Le discours de Macron est une déclaration de guerre à l’Algérie, pays et peuple. Un Président ignorant de l’histoire, et arrogant, insulte le Président algérien, entre dans une confrontation sans précédent avec l’ensemble du système politique, et traite l’Algérie comme s’il s’agissait d’u pays non souverain", souligne AbderrazakMakri sur son compte Facebook. "La crédibilité des dirigeants algériens est mise à l’épreuve, et l’honneur de tous les Algériens sera emporté par le vent, si une position à la hauteur de cette insulte n’était pas prise", ajoute Abderrazak Makri. il rappelle les principales déclarations du chef d’état français, reprises par le journal Le Monde, dont celle relatives à l’existence de "la nation algérienne avant l’occupation militaire française.

Violation de la Souveraineté nationale

De son côté, Abdelkader Bengrina, présiden du Mouvement El Bina, accuse Emmanuel Macron de verser dans "l’hystérie électoraliste" après ses dernières déclarations faites jeudi 30 septembre devant des Français d’origine algérienne ou "ayant un rapport avec la guerre d’Algérie". "Nous exprimons notre rejet total de la violation de la souveraineté nationale et de l’ingérence dans les affaires algériennes. Les Algériens font la distinction entre leur ennemi et leur ami. Nous condamnons fermement l’exploitation politique de la communauté algérienne dans les campagnes électorales, négligeant ses droits et portant atteinte à ses valeurs", souligne El Bina, dans un communiqué. "Nous sommes fiers de notre Histoire, de notre personnalité, de l’unité de notre peuple et de l’harmonie de nos institutions. L’Algérie nourrissait la France, nos dettes impayées et nos richesses pillées, c’est la preuve que l’Algérie était une nation existante et un état-nation que le colonialisme a tenté d’effacer, mais il n’a pas pu", est-il ajouté. Pour El Bina, le gouvernement d’Emmanuel Macron est aujourd’hui perturbé par son échec interne et externe, "et le dernier en date est la crise des sousmarins français (refusés par l’Australie)". "Macron veut nous exporter ses problèmes et l’échec de son gouvernement, qui n’a réussi qu’à créer des tensions", note El Bina.

"Une agression préméditée"

Le Front El Moustakbal, de son côté, critique les déclarations du chef d’état français qualifiant son attitude "d’adolescence politique". "c’est une agression préméditée contre un état souverain", estime le parti d’Abdelaziz Bélaid. Selon lui, les propos de Macron sur l’origine de la nation algérienne exprime "une profonde haine" et rappelle l’incapacité du colonisateur d’effacer l’identité et l’unité des Algériens "pendant plus d’un siècle". "Il faut être impitoyable avec ceux qui touchent à l’unité de la nation et des Institutions. c’est une ligne rouge", insiste le Front El Moustakbal.

Et d’ajouter : "L’institution de l’Armée nationale populaire, descendante de l’Armée de libération nationale, qui a enseigné au colonialisme d’hier les plus grandes leçons d’héroïsme, leur apprendra aujourd’hui ce que signifie être Algérien dans une terre arrosée du sang des Martyrs. L’Algérie restera résistante à tous ses ennemis grâce à la perspicacité, la conscience et l’unité de tous ses fils et leur adhésion à toutes leurs institutions constitutionnelles".


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