Le Midi Libre - evénement - Le logement, première préoccupation des Algériens

Edition du 14 Septembre 2013



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Le marché de l’immobilier détrône tous les autres
Le logement, première préoccupation des Algériens
14 Septembre 2013

Le marché de l’habitat s’emballe avec ces multiples chantiers de construction. Les consommateurs se consacrent désormais dans l’épargne de l’immobilier plutôt que de l’achat de voitures, de l’Or, ou de dépenses pour les vacances.

Ces dernières années, les dépenses pour l’acquisition des logements ont observé une courbe ascendante. Dans sa dernière livraison de 2013, l’ONS a révélé dans son enquête sur la consommation que les dépenses pour les logements se situent à 32% du budget global des familles moyennes. Il y a une dizaine d’années, un taux de 15% seulement a été consacré par 64% des Algériens pour l’achat d’appartements neufs.

Ces revirements s’expliquent par le lancement de diverses formules pour l’achat de logements avec un soutien de l’Etat par les crédits à un taux d’intérêt revu à la baisse par les banques, en plus de l’aide de la Caisse nationale de logements (CNL) accordée pour les particuliers. Les ménages sont donc assurés d’avoir leurs biens immobiliers même si le financement pour son acquisition reste encore problématique.

Les pouvoirs publics qui ont mis le gros paquet pour construire autant de logements savent pertinemment que ce marché reste dominant sur le plan socio-économique. Avec un défi de construire plus de 1 millions d’unités dans le cadre du plan quinquennal 2010-2014, c’est un défi de réalisations jamais vu auparavant. Les entreprises toutes tailles confondues sont sollicitées dans un secteur en plein boom. Du côté des consommateurs, l’épargne logement constitue un paramètre de taille pour se procurer un logement de qualité.

La formule AADL a jusque-là permis à des dizaines de milliers d’Algériens issus de la classe moyenne d’être propriétaires d’un F3 ou un F4. Selon un décompte de l’AADL, une moyenne de 20.000 demandes est enregistrée chaque semestre sans compter les milliers de souscripteurs qui attendent les prochaines acquisitions.

La formule du LSP (logement social participatif) est celle qui attire d’avantage les postulants et celle du logement public aidé (LPA) a vu dès son lancement un rush de souscripteurs. Sur ce plan, c’est la demande qui dépasse l’offre où ce qui compte pour le futur acquéreur de ne pas lésiner sur ces moyens d’épargne.

C’est à juste titre que la CNEP reste la banque d’épargne logement leader dans le marché de financement de l’immobilier. Elle totalise selon le bilan de sa direction plus de 3 millions d’épargnants auxquels il faut adjoindre de nouveaux clients. Les autres banques publiques se mettent également de la partie mais avec un taux de financement plus réduit que celle de la CNEP. Dans cette histoire, ce sont des milliers de clients potentiels qu’il faut capter pour faire recette.

Les crédits logements constituent pour la plupart des banques un ratio plus important dans l’activité bancaire que ceux des autres crédits. Les dépôts des ménages pour l’obtention de ces crédits sont revus constamment à la hausse.

Ceci s’observe particulièrement depuis la suppression du crédit à la consommation qui a permis aux ménages d’acquérir des véhicules neufs et avait même boosté d’autres dépenses. Aujourd’hui, certains spécialistes espèrent faire reconduire le crédit à la consommation pour les besoins des ménages qui ne cessent d’augmenter. Mais, c’est peine perdue du moment que ceux qui sont en charge de ce dossier ont tranché pour sa non-reconduction.

Par : FAYçAL ABDELGHANI

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