Le Midi Libre - evénement - La dette américaine complique le marché

Edition du 1 Août 2011



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Crise économique
La dette américaine complique le marché
1 Août 2011

Les effets dévastateurs de la crise de la dette en Europe comme aux Etats-Unis continuaient en fin de semaine de miner l’ensemble des marchés, après notamment la menace de Moody’s d’abaisser la note de la dette espagnole et l’absence d’un compromis sur le plafond de la dette américaine, relèvent les analystes.
"Rien n’est là pour rassurer les marchés. Il s’agit d’une crise de confiance, les investisseurs sont désemparés et ne savent plus quoi faire, alors ils vendent", résume l’un d’entre eux.
Pour les analystes la menace, vendredi, d’une dégradation de la note de la dette espagnole, évoque "une vulnérabilité croissante à la tension du marché".
Alors que les opérateurs s’attendaient à ce que les agences de notation continuent à mettre la pression sur la Grèce dans la tourmente financière, celle exercée sur Madrid pouvant être exacerbée par l’accord européen d’aide à la Grèce, a "créé un précédent" en impliquant le secteur privé et a marqué un accroissement du risque pour les investisseurs détenteurs d’obligations de pays fragiles de la zone euro, commentent les experts.
En Europe, la Bourse de Paris a terminé en baisse de 1,07%, celle de Francfort a perdu 0,44%, Londres 0,99% et Madrid 0,27%. Sur une semaine, elles ont perdu entre 2 et 5%.
Aux Etats-Unis, alors qu’approche la date-butoir du 2 août, après laquelle Washington pourrait se retrouver en défaut de paiement, les chiffres de la croissance américaine pour 2011, largement inférieurs aux attentes (à 1,3% contre 1,8%) accroissent le malaise grandissant depuis plusieurs dans le pays, où républicains et démocrates n’arrivent toujours pas à s’entendre sur un relèvement du plafond de la dette.
Dans son discours hebdomadaire à la radio et sur l’internet, le président américain Barack Obama a néanmoins déclaré que les deux parties n’étaient "pas si loin l’une de l’autre".
"Le président met la pression, le marché réalise qu’on se dirige vers un accord de dernière minute peut-être dimanche, avant l’ouverture des places asiatiques", relève un analyste.
Dans l’intervalle, la Bourse de New York a signé sa pire semaine depuis un an. L’indice Dow Jones a cédé 0,79% vendredi et plus de 4% sur les cinq dernières séances. Le Nasdaq, à dominante technologique, a abandonné 0,36% vendredi.
Par ailleurs, les incertitudes des deux côtés de l’Atlantique poussaient les investisseurs vers les valeurs refuge comme l’or, qui atteignait de nouveaux sommets à plus de 1.630 dollars l’once, et le franc suisse qui battait des records. Sur le marché des changes, l’euro est remonté face à un dollar plombé par les chiffres du PIB américain. La devise européenne valait 1,4395 dollar contre 1,4324 dollar jeudi soir. Toutefois elle s’est replié face au yen et au franc suisse, grands bénéficiaires des craintes qui sévissent en Europe comme aux USA.
Autre signe d’une défiance des investisseurs qui se généralise, les taux des obligations des pays fragiles de la zone euro ont encore progressé, leur imposant des coûts de financement astronomiques. L’Espagne a vu ses taux à dix ans repasser au-dessus des 6%. En Asie, Tokyo a reculé de 0,69%, Hong Kong de 0,58% et Shanghai de 0,26%.
Dans ce contexte, les prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre se monnayait vendredi en fin d’échanges européens, à 115,91 dollars, en baisse de 1,45 dollar alors qu’à New York, le baril de "light sweet crude" (WTI) pour la même échéance valait 95,54 dollars, lâchant 1,90 dollar.

Par : R. E.

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