Le Midi Libre - Supplément Économie - Seul le transfert technologique…

Edition du 6 Avril 2011



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Industrialisation dans les pays africains
Seul le transfert technologique…
4 Avril 2011

Pour pouvoir transformer eux-mêmes leurs matières premières, les pays africains ont besoin d’un réel transfert technologique, qu’ils doivent négocier dés le départ, a affirmé jeudi passé un responsable au ministère de l’Industrie, de la PME et de la Promotion de l’investissement.

«Les pays africains dont l’Algérie doivent veiller à ce qu’il réalisent réellement un transfert technologique dans le cadre des partenariats avec des pays industrialisés et les multinationales, car sans savoir-faire il ne peut y avoir d’industrie’’, a expliqué M. Rachid Meksen, directeur général de la compétitivité au ministère en marge de la 19e Conférence africaine des ministres de l’Industrie qui se déroule à Alger.
Les pays d’Afrique doivent, a-t-il dit, ’’bien négocier leurs contrats de partenariat dés le départ et assurer un suivi pour vérifier s’il y a réellement transfert du savoir-faire demandé ou pas’’.
’’Le transfert des technologies nécessite une négociation intelligente et transparente avant de conclure les contrats de partenariat et un suivi périodique pour vérifier si les engagements du partenaire sont respectés ou non’’, a-t-il expliqué.
M. Meksen a estimé, toutefois, que le transfert technologique ou de savoir-faire exige également la mise en place au préalable d’une stratégie qui englobe toutes les attentes du pays demandeur. ’’Il est important de s’organiser en amont et d’imposer ses conditions avant la signature du contrat de partenariat. Il faut surtout savoir ce qu’on veut’’.
Le transfert de technologie demande, par ailleurs, une gestion rationnelle du projet de partenariat et des ressources humaines qualifiée capable d’assimiler se savoir-faire et de l’utiliser après le départ du partenaire étranger, a-t-il dit.
Pour M. Meksen, il est nécessaire que les pays ou les entreprises demandeuses de technologies disposent d’une bonne gouvernance.
Placée au cœur de la CAMI-19, le plan d’action de développement de l’industrie en Afrique (AIDA), basé sur le renforcement des PME, est capable d’assurer ’’un réel transfert de savoir-faire’’ une fois mis en œuvre. Il s’agit, selon lui, de la première stratégie africaine pour le développement industriel qui dispose d’un plan complet de mise en úuvre.
Elaboré par l’ONUDI en collaboration avec l’Union africaine (UA), AIDA qui comprend 23 programmes de développement et 53 projets, est dotée d’un comité d’experts pluridisciplinaire qui se chargeront d’évaluer sa mise en application au moins tout les six mois.


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