Le Midi Libre - Midi Alger - Vendredi… journée morte

Edition du 18 Décembre 2010



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Restauration, prestations de service
Vendredi… journée morte
18 Décembre 2010

Le vendredi, en plus d’être dédié à la prière, est aussi synonyme de grasse matinée, repos, relaxation, sorties en famille. La capitale s’arrête de vivre chaque vendredi, ce qui se répercute négativement sur l’activité sociale et économique. Chaque vendredi de chaque semaine, la capitale se retrouve face à un silence-radio total, aucun commerce ouvert, et rares sont les prestataires de services qui restent ouverts dans la matinée. Cette situation de ville morte engendre de graves désagréments pour le citoyen, lequel en cas d’urgence, se retrouve sans beaucoup d’alternatives. Une petite virée dans quelques rues de la capitale, nous a permis de constater l’ampleur de cette réalité. Première étape, la commune d’El Biar, qui représente l’un des principaux axes empruntés par les Algérois. À Saint-Raphaël un seul restaurant (Fast-food) assure la « permanence», cela d’ailleurs avec un menu très limité à savoir frites-omelette et pizza basique. Salim, pizzaïolo, nous affirme : « Les clients sont très rares les vendredis. C’est à partir de 15h, 16h que quelques-uns rappliquent pour casser la croûte. Donc nous optons pour un menu plus léger est adapté aux besoins de ce jour de relâche ». À Bouzareah, plus précisément à la rue Cheney, à côté de la faculté des sciences humaines et sociales, là où est érigée la cité universitaire, aucun taxiphone n’est ouvert les après-midis des vendredis. Cela constitue une réelle contrainte pour les étudiants, qui doivent ainsi se déplacer jusqu’à Air-de-France pour pouvoir contacter leurs familles ou recharger leurs crédits. Même les stations-service se mettent au vert les vendredis. Lors de notre virée, nous avons pu constater que sur un itinéraire de plusieurs dizaines de kilomètres une seule pompe était ouverte à Cheraga. Hamid, un jeune père de famille, abordé sur les lieux nous dira à ce propos : « Tous les vendredis se ressemblent; Je me souviendrais toujours de la fois où j’ai eu une panne d’essence alors que ma femme était sur le point d’accoucher à l’intérieur du véhicule. Quand j’ai demandé au pompiste de la station - ouverte- de me faire le plein, il a refusé sous pretexte que la prière n’était pas encore terminée et qu’il ne pouvait donc pas encaisser d’argent ». Ces cas sont légion et se voient dans les différentes communes de la capitale. Il s’agit pourtant là de la capitale avec ses besoins incommensurables en matière de soins, médicaments et autres services. Ce qui pousse beaucoup d’entre nous à se demander « pourquoi les commerces n’ouvrent-ils pas au moins après la prières d’El Dohr ». Même les lieux de loisir sont fermés alors que coincidant avec une journée de repos, ils devraient bien au contraire proposer leurs services aux familles qui travaillent toute la semaine. En attendant d’avoir une capitale dynamique et vivante les week-ends il reste le petit écran pour fuir l’ennui en priant de ne pas tomber malade un vendredi.

Par : Karima Hasnaoui

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