Le Midi Libre - Monde - La frilosité des Palestiniens

Edition du 17 Juillet 2010



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Dialogue direct avec Israël
La frilosité des Palestiniens
17 Juillet 2010

Dans un communiqué, le Fatah de Mahmoud Abbas a estimé, jeudi, que les discussions indirectes, lancées début mai sous l’égide des Etats-Unis, n’avaient abouti à "aucun progrès" en raison de "la défiance et du manque de crédibilité" des Israéliens. Ce qui empêche, le passage à des négociations directes.

Les Pourparlers indirects ayant très peu avancés, les Palestiniens vont vraisemblablement rejeté l’appel des Américains pour passer à la vitesse supérieure autrement dit passer aux négociations directes avec Israel alors que ceux-ci y croit ferme comme dur.Pour rappel le dialogue direct s’était interrompu fin 2008. M. Mitchell, l’émissaire américain pour le Proche-Orient rencontrait vendredi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et devait s’entretenir samedi à Ramallah (Cisjordanie) avec le président palestinien Mahmoud Abbas. Si le chef de l’autorité palestinienne le dialogue ne réclame plus le gel total de la colonie juive il demande en revanche des réponses Dans un communiqué, le Fatah de Mahmoud Abbas a estimé jeudi que les discussions indirectes, lancées début mai sous l’égide des Etats-Unis, n’avaient abouti à "aucun progrès" en raison de "la défiance et du manque de crédibilité" des Israéliens. Ce qui empêche, le passage à des négociations directes. Ainsi, la poursuite de la colonisation et la démolition de maisons palestiniennes cette semaine dans la partie arabe de Jérusalem apparaissent comme autant de nouvelles entraves aux tentatives de rapprochement, y compris aux yeux de la communauté internationale. M. Netanyahu répète à satiété qu’il veut des négociations directes, mais les Palestiniens doutent que sa coalition de droite au pouvoir soit prête à un retrait de Cisjordanie et encore moins de Jérusalem-Est, l’une et l’autre occupées par Israël depuis juin 1967 et que les Palestiniens considèrent comme partie intégrante de leur futur Etat. Ces derniers relèvent que depuis le début du processus de paix à Oslo en 1993, le nombre des colons juifs en Cisjordanie a presque triplé, à 300 mille, alors que quelque 200 mille autres résident aujourd’hui dans le secteur oriental annexé de la Ville sainte. Les analystes palestiniens s’attendent donc à ce que M. Abbas rejette officiellement des discussions directes tout en évitant une confrontation avec le président américain Barack Obama. M. Obama espère que le face-à-face entre Israéliens et Palestiniens démarrera avant le 26 septembre, la date de la fin du moratoire partiel de la construction dans les colonies juives de Cisjordanie. "La direction palestinienne a rapporté l’AFP, tentera, de façon diplomatique, d’éviter de prendre part aux négociations directes tant qu’elle n’aura pas obtenu un minimum de ses revendications", prédit le politologue palestinien Abdelmajid Suallem. M. Netanyahu répète à satiété qu’il veut des négociations directes, mais les Palestiniens doutent que sa coalition de droite au pouvoir soit prête à un retrait de Cisjordanie et encore moins de Jérusalem-Est, l’une et l’autre occupées par Israël depuis juin 1967 et que les Palestiniens considèrent comme partie intégrante de leur futur Etat. De fait, les Palestiniens escomptent que les démonstrations d’amitié entre MM. Obama et Netanyahu, lors de la récente visite de ce dernier à la Maison Blanche, sont à usage politique interne pour les deux dirigeants, et n’empêcheront pas Washington de faire pression le moment venu sur Israël pour lui arracher des concessions.

Par : Soraya Hakim

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