Le Midi Libre - evénement - Londres lâche Khalifa

Edition du 29 Avril 2010



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Le ministre de l’Intérieur britannique a donné son feu vert
Londres lâche Khalifa
29 Avril 2010

La demande algérienne d’extradition a finalement abouti et l’ex-golden boy sera bientôt en Algérie. La décision «a été prise suite à une série de procédures qui ont abouti à l’annonce de l’acceptation de la demande algérienne».

Fin de cavale pour Abdelmoumène Rafik Khalifa. Le ministère de l’Intérieur britannique a donné son aval pour son extradition vers l’Algérie. En effet, «le ministre de l’Intérieur a décidé aujourd’hui d’ordonner l’extradition de Rafik Khalifa (…) une lettre exposant les raisons de cette décision a été envoyée aux avocats de Rafik Khalifa», a indiqué le porte-parole du ministère de l’Intérieur britannique, dans une déclaration laconique sans plus de détails. Donc, la demande algérienne d’extradition a finalement abouti et l’ex-gloden boys sera bientôt en Algérie. Le tribunal de Westminster de Londres, rappelons-le, avait accepté la demande de l’Algérie lors de la séance du 25 juin 2009, après l’examen approfondi de l’affaire par des experts en la matière. La justice britannique avait alors précisé que la décision «a été prise suite à une série de procédures qui ont abouti à l’annonce de l’acceptation de la demande algérienne en la forme et à l’examen ensuite de l’objet de la demande, la vérification des pièces à conviction, en s’assurant que les conditions qui garantissent un jugement équitable du concerné devant les tribunaux algériens sont réunies et ce, au cours de nombreuses séances d’audition des témoins, d’experts et des plaidoiries des avocats». Abdelmoumène Khalifa, principal accusé dans l’affaire dite «Khalifa Bank», avait été condamné à la perpétuité, par contumace, en mars 2007, par le Tribunal de Blida, et ce, pour plusieurs chefs d’accusation entre autres constitution d’association de malfaiteurs, vol répété, fraude et escroquerie, abus de confiance, falsification de documents officiels et bancaires, corruption, abus de pouvoir et faillite frauduleuse. Sur quoi, il fut arrêté le 27 mars 2007 sur le territoire britannique, où il s’était réfugié depuis 2003, dans le cadre d’un mandat d’arrêt européen délivré par le tribunal de grande instance de Nanterre, près de Paris. De son côté, le parquet de Nanterre avait ouvert, fin 2003, une information judiciaire pour «abus de confiance, banqueroute par détournement d’actifs, banqueroute par dissimulation de comptabilité, blanchiment en bande organisée». La France avait également déposé une demande d’extradition auprès de Londres, mais son examen avait été gelé, dans l’attente d’une décision définitive sur la demande algérienne qui prévaut sur celle de Paris. Cependant, l’avocate de la défense de Rafik Khalifa, Anita Vasisht, a déclaré aussitôt l’extradition décidée par le ministère de l’Intérieur britannique, qu’elle fera appel auprès du Tribunal. La décision d’extrader le principal accusé dans l’affaire «Khalifa Bank» n’a été rendue possible qu’après un long parcours judiciaire, caractérisé par plusieurs reports.

Par : Mokrane Chebbine

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