Le Midi Libre - Sport - La France et l’Algérie en concurrence pour les «bi-nationaux»

Edition du 7 Avril 2010



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La France et l’Algérie en concurrence pour les «bi-nationaux»
7 Avril 2010

Lors du 59e congrès de la Fifa, qui s’est tenu en juin dernier aux Bahamas, (pourquoi pas à Dunkerque ?), la Fédération algérienne de football a obtenu la modification d’un article de règlement particulièrement intéressant.

En effet les joueurs ayant une double nationalité ne sont plus obligés de choisir les couleurs de leur sélection nationale avant l’âge de 21 ans. Ils peuvent désormais le faire sans limite d’âge à condition de ne pas avoir honoré une sélection en A’. Naturellement, pour des raisons historiques, sociologiques et démographiques, la France qui n’était pas favorable à cette disposition, est dans le viseur des Algériens.
L’Équipe nationale algérienne n’a d’ailleurs pas attendu longtemps avant de profiter de ce règlement, notamment en récupérant des joueurs qui n’avaient pas encore formulé un choix avant 21 ans ou des bi-nationaux qui avaient joué pour la France en sélection de jeunes, mais qui n’ont plus été rappelés depuis leur dépassement de l’âge limite. Ainsi, Rabah Saâdane a pu partir à la Coupe d’Afrique des nations 2010 avec des joueurs tels que Hassan Yebda, Mourad Meghni ou encore Djamel Abdoun. Certains joueurs, nés en France, ont manifesté leur volonté de rejoindre les Fennecs. C’est le cas d’Ouahab Mbohli (Slavia Sofia), Mohamed Chakouri (Charleroi), Adlane Guedioura (Wolverhampton), Michaël Fabre (Clermont), Habib Bellaïd et Laurent Agouazi (Boulogne-sur-Mer), Carl Medjani (Ajaccio) ou... Julien Faubert (West Ham) qui a épousé une Algérienne.
La France et l’Algérie ont entamé une véritable concurrence pour obtenir de bon nombre de joueurs de revêtir leurs couleurs nationales. En particulier les plus jeunes. Sur les dossiers Tafer et Belfodil (Lyon), Boudebouz (Sochaux) Feghouli (Grenoble) et Brahimi (Clermont) par exemple. Et à ce jeu-là, la meilleure solution est de les convoquer en A’ le plus vite possible. Si à travers une campagne intensive de prospection, l’Algérie tente de prendre la France de vitesse, cette dernière, elle, affirme à ses binationaux qu’elle peut leur proposer des enjeux sportifs plus intéressants, mais à condition qu’ils soient plus patients. Ce qui peut être considéré comme un manque de modestie. En Algérie, ce sujet est sujet à polémique. D’une part, on regrette que des joueurs semblent choisir l’Algérie par défaut, après qu’ils aient pris conscience qu’ils n’avaient plus grand-chose à espérer en bleu. D’autre part, on s’étonne de voir l’arrivée possible chez les Verts d’«Algériens récents» avec des noms à consonance française. Les deux cas sont vécus comme étant une forme d’opportunisme, notamment dans la perspective de la Coupe du monde en Afrique du Sud.


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