Le Midi Libre - La 2 - Les enseignants contractuels appellent Benbouzid au dialogue Les enseignants contractuels appellent Benbouzid au dialogue

Edition du 6 Août 2008



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Dans une lettre ouverte déposée à la présidence
Les enseignants contractuels appellent Benbouzid au dialogue Les enseignants contractuels appellent Benbouzid au dialogue
6 Août 2008

L’esplanade du carrefour d’El-Mouradia, (ex-Golf), jouxtant le siège de la présidence de la République, a été, encore une fois, hier, le théâtre d’un sit-in, violemment empêché, des enseignants contractuels. La scène été désolante. «Etat d’urgence oblige», -pour reprendre les propos d’un policier-, l’impressionnant dispositif des brigades anti-émeute a usé de toutes ses forces pour disperser la foule. Arrivées sur les lieux vers 10h00, les dizaines d’enseignants contractuels et des représentants de la société civile, venus pour observer, pacifiquement, un sit-in devant le siège du ministère de l’Education ont été interceptés par un détachement de policiers. Poursuivant leur mouvement de grève de la faim, entamé depuis le 14 juillet dernier, les enseignants contractuels ne demandent pourtant que «l’ouverture du dialogue» avec le ministère de tutelle, avant le « pourrissement» de la situation : «Sauver la vie des grévistes ! » est le slogan répété sur les banderoles brandies par les  protestataires. Des banderoles qu’ils ont dû vite ranger sous la menace des policiers. Au 23e jour de grève de la faim, l’état de santé des 55 enseignants contractuels s’est «sérieusement détérioré», a fait remarquer l’un des protestataires. «Devant la sourde oreille du ministère de l’Education nationale, après 23 jours de grève de la faim, on n’a
d’autre alternative que d’investir la rue. Et si nous sommes aujourd’hui ici, c’est juste pour demander une audience au ministre, pas plus que ça» tenta d’expliquer à un policier, Mme Meriem Maârouf, porte-parole du Conseil national des enseignants contractuels (Cnec). Et de poursuivre en s’interrogeant : « Faut-il  attendre qu’il y ait des décès pour réagir ? ». La diplomatie de cette dame enseignante s’avérera toutefois payante. Les policiers lui ont accordé la permission de se rendre à la présidence, mais juste le temps de déposer une lettre de doléances au bureau d’ordre. Il s’agit, au fait, d’une lettre ouverte destinée à Benbouzid, soulignera la représente des contractuels grévistes, dès son retour de la présidence. Désabusée, Mme Maârouf a expliqué à la pléthore de journalistes qui l’attendaient dehors, sous l’œil vigilant des policiers, qu’un  «accueil des plus froid» lui a été réservé à la présidence, où elle n’a eu droit qu’à déposer sa lettre, l’intervalle d’une minute ! Mais, pendant ce temps, les autres protestataires sont toujours malmenés. N’ayant pas obtempéré aux injonctions de quitter les lieux, certains d’entre eux ne tarderont pas à être embarqués. On a assisté à trois interpellations. Il s’agit de Mourad Tchico, porte-parole du Snapap et de deux enseignants grévistes. Ces derniers ont beau essayer d’expliquer aux policiers qu’ils veulent juste accompagner M. Maârouf à la présidence, mais en vain. Les trois protestataires ont dû alors subir un interrogatoire au commissariat d’El-Mouradia, avant qu’ils ne soit relâchés, environ une heure plus tard. Soit après que les policiers eurent réussi à disperser la poignée de protestataires. Par ailleurs, il y a lieu de signaler que parmi les représentants de la société civile et des partis politiques qui ont apporté leur soutien à cette énième action de protestation des enseignants contractuels, il a été remarqué la présence du président  de la confédération nationale des parents d’élèves (Cnpe), M. Mebarki en l’occurrence, ainsi que des militants du mouvement démocratique et social (MDS), outre les représentants du Cla, du Cnapest et du Snapap.

Par : Farid Abdeladim  

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