L’industrie algérienne connaît une montée significative, avec des secteurs clés comme l’agroalimentaire, la sidérurgie, la chimie, et les équipements (électroménager, automobile…) affichant une croissance notable et une amélioration de la production locale, comme le démontrent les différents salons de la production nationale (FPA) et les statistiques de croissance récentes, visant à diversifier l’économie au-delà des hydrocarbures grâce à l’investissement, l’innovation et le soutien de partenariats stratégiques, bien que des défis subsistent en termes d’intégration technologique et de compétitivité internationale.
En effet, l’Algérie cherche activement depuis des années à diversifier son économie pour s’éloigner de sa dépendance historique aux hydrocarbures, et ce, en lançant des programmes d’industrialisation, notamment dans les secteurs pétrolier et gazier et aussi, en attirant des investissements étrangers, bien que les revenus pétroliers et gaziers restent cruciaux pour financer les dépenses publiques et militaires, marquant un défi continu entre la nécessité de développer d’autres secteurs et l’importance persistante de la rente.
Aujourd’hui, notre pays s’affirme, désormais, comme un acteur incontournable sur la scène internationale, capable d’exporter ses produits et de s’imposer face à la concurrence mondiale. Cette dynamique se matérialise avec force dans le secteur sidérurgique, où l’Algérie vient d’annoncer l’expédition de 22 000 tonnes de produits métallurgiques vers quatre pays étrangers.
En effet, le secteur sidérurgique algérien a connu un développement significatif, tant en matière d’investissements que de production et d’autosuffisance.
L’ambition est d’atteindre plus d’un milliard de dollars d’exportations d’acier durant l’année en cours, et ce, grâce notamment à l’entrée en service de nouvelles unités de production, prévue en septembre. Cette avancée s’inscrit dans une vision industrielle globale qui a été adoptée par les responsables en charge de cette question.
L’Algérie s’appuie sur des projets structurants, tels que Ghar Djebilet, pour renforcer ses capacités d’extraction, de transformation et de valorisation des minerais.
L’objectif est de garantir la qualité des produits et leur compétitivité à l’international, tout en optimisant l’efficacité des chaînes de production.
Cette évolution témoigne d’une politique industrielle cohérente, articulée autour de l’innovation, la qualité et la compétitivité sur les marchés internationaux.
A ce titre, plusieurs réussites concrètes ont été mises en lumière, à l’instar de Blue Eva, spécialiste de la fabrication de chaussures, qui a réussi à pénétrer le marché portugais, illustrant la capacité du produit algérien à répondre aux exigences européennes. Tiziri, dans le secteur du biscuitage, allie authenticité et techniques modernes, confirmant que les industries nationales peuvent conquérir les marchés régionaux et internationaux. Dans le secteur de la chimie, l’Enap, filiale du groupe ACS, exporte ses peintures vers plusieurs pays africains, grâce à la qualité de ses produits et au respect des standards internationaux. Atom Métal s’exporte, aujourd’hui, dans 13 pays, démontrant l’efficacité d’une stratégie centrée sur l’innovation et la qualité.
Enfin, MFG s’impose dans le secteur du verre sur les marchés européens et mondiaux, consolidant la réputation de l’industrie algérienne à l’international. Ifri, quant à elle, est présente dans plus de 17 pays et dispose d’une capacité de production annuelle dépassant un milliard de litres, illustrant la diversité et la compétitivité du secteur industriel algérien.
Ses exportations devraient atteindre 10 millions en 2026 et 15 millions d’ici 2028, traduisant une stratégie de croissance progressive et durable. L’industrie algérienne a franchi un cap majeur en matière d’intégration nationale, mettant en avant la capacité des différents groupes à s’inscrire pleinement dans les orientations stratégiques du président de la République.
La promotion du label Made in Algeria n’est plus un objectif théorique, elle devient une réalité fondée sur la production locale, l’exportation et la compétitivité à l’échelle internationale. Ainsi, l’Algérie entre dans une nouvelle ère industrielle et économique.