Le crédit à la consommation sera relancé à partir de 2026. Selon une source confirmée, les banques publiques attendent le feu vert pour contribuer financiÚrement à cette mesure.
Les constructeurs pour leur part sont dans la disponibilitĂ© de mettre leurs produits Ă la disposition des consommateurs. Pour un marchĂ© porteur, l’acquisition de vĂ©hicules neufs Ă travers le financement bancaire fait preuve d’enthousiasme chez les citoyens. Les premiers soubresauts du marchĂ© montrent que les concessionnaires Ă l’instar du groupe italien Fiat sont dans un segment de production avec 90.000 vĂ©hicules par an dĂšs l’annĂ©e prochaine.
Les chinois comme Geely, Chery et Great Wall sont Ă©galement assurĂ©s de produire entre 40.000 Ă 60.000 unitĂ©s annuellement oĂč globalement avec la production locale le nombre de vĂ©hicules avoisine les 300.000 unitĂ©s. Ce qui va doper le marchĂ© en augmentant les chances de financement via le crĂ©dit bancaire d’autant que la demande est en constante Ă©volution. Les banquiers se frottent les mains lĂ oĂč le consommateur sollicite un financement avec un taux d’intĂ©rĂȘt raisonnable dont le ratio ne dĂ©passe pas les 7% dans le cadre du financement classique.
Toutefois avec l’arrivĂ©e de la finance islamique, il semble que le marchĂ© va ĂȘtre bousculĂ© contrairement Ă celui du financement traditionnel qui exige un taux d’intĂ©rĂȘt Ă prendre en compte chez l’acquĂ©reur. Selon Sofiane Mazari, prĂ©sident du comitĂ© de finance islamique au niveau de l’ABEF que « la plupart des banques sont actives dans le financement de crĂ©dit automobile dans la formule hallal ». Les premiers signes de cet engouement font que la plupart des crĂ©dits sont exempts de taux d’intĂ©rĂȘt. Une source du CPA assure que « le taux de financement d’une voiture neuve peut atteindre jusqu’Ă 8% du prix du vĂ©hicule avec un taux d’intĂ©rĂȘt qui ne dĂ©passe pas les 7,5%.
De mĂȘme que chez la BEA, le crĂ©dit Ă la consommation se dĂ©cline avec un financement de 90% du vĂ©hicule moyennant un taux d’intĂ©rĂȘt de 8,5%. Sauf que dans la formule de la « Mourabaha », l’intĂ©rĂȘt n’existe pas. Le financement du vĂ©hicule se fait autour d’un accord entre le client et la banque avec la prise en charge uniquement du remboursement du crĂ©dit initial. La banque ne prĂ©lĂšve aprĂšs qu’une commission suite Ă l’intĂ©rĂȘt partagĂ©. Le financement islamique est aujourd’hui la formule qui plaĂźt en raison de l’avantage qu’elle recĂšle. Le client ne fournit qu’un dossier allĂ©gĂ© et la banque se charge de toutes les procĂ©dures d’acquisition du vĂ©hicule. L’Ă©chĂ©ance de remboursement de la dette du client est allongĂ©e selon le type de contrat.