Après une longue absence les entrepreneurs français sont de nouveau en quĂŞte d’opportunitĂ©s d’affaires en AlgĂ©rie.
C’est sous l’Ă©gide du Medef, la plus puissante organisation patronale française, que les patrons français marquent leur volontĂ© de retour sur le marchĂ© algĂ©rien. En effet un forum d’affaires algĂ©ro-français a Ă©tĂ© organisĂ© hier Ă l’hĂ´tel Aurassi Ă Alger. Du cotĂ© algĂ©rien c’est Sami Agli, prĂ©sident de La ConfĂ©dĂ©ration algĂ©rienne du patronat citoyen (CAPC) qui a prĂ©sidĂ© la dĂ©lĂ©gation algĂ©rienne alors que du cotĂ© français c’est Geoffroy Rouz de BĂ©zieux, prĂ©sident du Medef, qui a animĂ© les dĂ©bats. Cette visite Ă Alger du Medef est prĂ©vue pour deux jours. La dĂ©lĂ©gation du patronat français comprend au moins une quinzaine de chefs d’entreprise.
Des entreprises qui opèrent dans diffĂ©rents secteurs d’activitĂ©s. Il en est ainsi de l’industrie automobile, de l’Ă©nergie, de l’agro-industrie, de l’industrie pharmaceutique, de transports, du BTPH, des services, etc. Selon la volontĂ© affichĂ©e par les deux organisations patronales cette rencontre, qui entre dans le cadre des relations historiques et stratĂ©giques entre les deux organisations,"a pour objectif de redynamiser la coopĂ©ration Ă©conomique entre les entreprises algĂ©riennes et françaises", indique un communiquĂ© commun signĂ© par les deux organisations patronales. Pour les deux organisations patronales ce forum se veut une occasion "d’Ă©changer sur la dynamique Ă©conomique de l’AlgĂ©rie portĂ©e par un nouveau cadre rĂ©glementaire d’investissement stable, transparent et compĂ©titif, et sur les opportunitĂ©s de coopĂ©ration entre les entreprises françaises et algĂ©riennes". L’allusion au projet de loi sur l’investissement adoptĂ© tout rĂ©cemment par le Conseil des ministres. Ce code de l’investissement, qui devra d’abord ĂŞtre adoptĂ© par les deux Chambres du Parlement avant de devenir loi, a Ă©tĂ© saluĂ© par toutes les organisations patronales algĂ©riennes, y compris donc la CAPC. Les patrons algĂ©riens auront ainsi toute latitude d’expliquer Ă leurs homologues français la teneur de ce projet de loi dĂ©fendu haut et fort par le prĂ©sident de la RĂ©publique, et qui se veut ĂŞtre un nouvel outil Ă mĂŞme de permettre le retourdes investisseurs Ă©trangers notamment.
Cette dĂ©lĂ©gation française sera donc la première dĂ©lĂ©gation Ă©trangère Ă venir tâter le terrain après l’adoption de ce texte en Conseil des ministres. Une opportunitĂ© pour les Français de nouer des contacts avec les patrons algĂ©riens en vue de promouvoir le partenariat. Le Medef, en attendant bien sĂ»r le concret en matière d’investissement, marque ainsi son retour sur le marchĂ© algĂ©rien et ce, après une longue absence. La dernière fois c’Ă©tait en 2018 oĂą le Medef a dĂ©pĂŞchĂ© Ă Alger une forte dĂ©lĂ©gation comprenant plus d’une cinquantaine de chefs d’entreprise.Les AlgĂ©riens ont de tout temps reprochĂ© aux Français leur prudence s’agissant de l’investissement puisqu’ils prĂ©fèrent faire du commerce. Une attitude qui a permis Ă d’autres pays, Ă l’exemple de la Chine, d la Turquie et de l’Italie, de doubler largement la France sur le marchĂ© algĂ©rien. Les Français ont-ils tirĂ© les leçons ? Auquel cas il est inĂ©vitable qu’ils changent d’attitude.