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Edition du 1 Aoűt 2011



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BLIDA, mariages, cérémonies...
Les gâteaux traditionnels Ă  l’honneur
1 Aoűt 2011

Si la ville de Blida est connue pour avoir prĂ©servĂ© intacts plusieurs mĂ©tiers traditionnels Ă  l’instar de la distillation de l’eau de rose, la broderie sur tissu et le travail du cuivre, elle est aussi renommĂ©e pour dĂ©tenir tous les secrets de la confection des gâteaux traditionnels qui peuvent constituer Ă  eux seuls la carte de visite de cette wilaya.

L’histoire de la confection des gâteaux traditionnels remonte Ă  trèsloin dans l’histoire, Ă  savoir Ă  l’Ă©poque ottomane, qui a marquĂ© de son empreinte la population de Blida, dont le nom serait un diminutif de "Elbelda" (petit bourg ou pays), selon Ami Youcef Ouragui, vĂ©ritable mĂ©moire vivante de l’histoire de la ville des Roses.
Ainsi en est-il de "el tcharak" (lune en turc), "makrout el koucha au miel" ou encore "baklawa" ou autres fameux "k’taef" que la ville des Roses a hĂ©ritĂ© des Turcs, dont les traditions et us ont imprĂ©gnĂ© indĂ©lĂ©bilement les habitudes de la population blidĂ©enne.
Les gâteaux de Blida se distinguent particulièrement par leur goûtinégalé et leur forme artistiquement élaborée par les doigts habiles desartisans et artisanes de cette ville.

Petites merveilles sucrées aux consonances exotiques
Ce savoir faire ancestral a fait la rĂ©putation de Blida oĂą foisonnentune multitude de commerces de gâteaux traditionnels qui ne chĂ´ment pas Ă  longueur d’annĂ©e.
Et pour cause : ces petites merveilles sucrĂ©es aux consonances orientales aussi exotiques que succulentes, Ă  l’instar de "Dzeriette", "makrout ellouz", "knidlet" et "araich" s’arrachent "comme des petits pains par une clientèle nostalgique, jalouse de son passĂ© et dĂ©sireuse de le ressusciter Ă  tout prix.
"La demande sur les gâteaux traditionnels de Blida augmente sensiblement durant la saison estivale, connue pour ĂŞtre une saison festive par excellence, de par le nombre de fĂŞtes de mariage, circoncisions et de fin d’annĂ©e scolaire (diplĂ´mes et autres bac et BEM), qui sont cĂ©lĂ©brĂ©es", relève Mme Hadjer, propriĂ©taire d’une chaĂ®ne de magasins de gâteaux traditionnelle au chef-lieu de wilaya.
En plus des clients nationaux, forts nombreux, cette spĂ©cialiste desgâteaux traditionnels a confiĂ© avoir des "clients fidèles issus notamment de nombreux pays arabes (Syrie, Jordanie et Liban) qui n’hĂ©sitent pas Ă  faire un dĂ©tour par Blida Ă  chacun de leur dĂ©placement en AlgĂ©rie pour s’approvisionner en gâteaux".
Par ailleurs, cette Blidéenne de souche a assuré travailler constamment pour donner un goût raffiné et subtil aux gâteaux, harmoniser leurs formes mais aussi leurs couleurs, en y incorporant à chaque fois de nouveaux ingrédients, comme le caramel ou les fraises, qui confèrent un nouveau goût à ces petitesgâteries, mais aussi pour faire face à une concurrence féroce.

Cérémonial des gâteaux
traditionnels
L’autre caractĂ©ristique propre aux habitants de la ville des Roses,a expliquĂ© Mme Hadjer, est que la consommation des gâteaux traditionnels ne se limite pas aux occasions festives, mais relève d’un "d’un rituel sacrĂ©" aux petit-dĂ©jeuner et goĂ»ter, oĂą un panier de petits gâteaux traditionnels doit impĂ©rativement dĂ©corer la table des familles de Blida.
Le succès de ce commerce des gâteaux traditionnels s’explique Ă©galement,par le fait que "de nos jours beaucoup de femmes travaillent et prĂ©fèrent, faute de temps, s’approvisionner auprès de ces commerces, au lieu de les confectionner elles-mĂŞmes, comme leurs mères et grands-mères", a-t-elle signalĂ©.
"Leur prix Ă©levĂ© (40 DA l’unitĂ©), ne constitue guère un motif de dissuasion pour les mordus de ces gâteaux" s’est fĂ©licitĂ©, par ailleurs, cette dame, qui cite Ă  l’origine de ce prix "les matières premières entrant dans la confection de ces gâteaux comme les noix, les pistaches, ou les amandes, dont les prix ne cessent d’augmenter". Cette hausse de la demande sur les gâteaux traditionnels a gĂ©nĂ©rĂ©un surcroĂ®t de stagiaires inscrits dans les Ă©coles d’enseignement des techniques et secrets de confection des gâteaux modernes et traditionnels agréées par l’Etat, a indiquĂ© le responsable de la Direction de la formation professionnelle et de l’apprentissage, Touil Abdelkader.
"En 2010, pas moins de 908 stagiaires dans cette spĂ©cialitĂ© ontĂ©tĂ© formĂ© par le secteur", a-t-il fait savoir, alors que pour l’annĂ©e 2011,870 stagiaires ont Ă©tĂ© inscrits Ă  la session d’octobre".
A cet effectif officiel s’ajoute un nombre "non connu" de femmes non diplĂ´mĂ©es, qui se font un devoir de perpĂ©tuer cet art, en prodiguant descours Ă  domicile au profit de jeunes filles et femmes, "qui feront que larelève soit assurĂ©e Ă  Blida", s’est fĂ©licitĂ© M.Touil.

Par : APS

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