Le théâtre national algĂ©rien Mahiedibne Bachtarzi devrait donc apprĂŞter ses planches pour les cĂ©der Ă partir d’aujourd’hui et ce jusqu’au 23 dĂ©cembre prochain au festival culturel international de la danse contemporaine dont il accueille une partie des activitĂ©s, le reste devant se dĂ©rouler au Palais de la Culture Moufdi Zakaria. N’empĂŞche le festival de musique symphonique au succès duquel ont participĂ© 18 pays, s’est achevĂ© en beautĂ©, après 6 jours de musique pleine. Le public venu nombreux en cette saison hivernale, outre qu’il a apprĂ©ciĂ© l’intĂ©rieur capitonnĂ© du TNA Mahiedibne Bachtarzi, a goutĂ© aux dĂ©lices de belles soirĂ©es musicales hautes en couleurs et surtout en mĂ©lodies lors de concerts quotidiens prĂ©sentĂ©s par quatre pays. La soirĂ©e de clĂ´ture a Ă©tĂ© marquĂ©e par un rĂ©cital donnĂ© par un orchestre international ayant rĂ©uni 10 pays Ă la fois : l’Espagne, l’AlgĂ©rie, la Tunisie, la Turquie, l’Italie, la Syrie, la CorĂ©e, l’Ukraine, le Japon et le Mexique. Tout ce beau monde a accordĂ© son violon pour composer Ă l’unisson «ShĂ©hĂ©razade». Le morceau a Ă©tĂ© jouĂ© sous la direction du maestro syrien Missak Baghboudarian, directeur de l’orchestre symphonique syrien et ancien directeur de l’orchestre Amadeus de Florence en Italie. Au menu de cette soirĂ©e de clĂ´ture, il y avait aussi des « Danses polovtsiennes », une Ĺ“uvre d’Alexandre Borodine ainsi qu’un concert algĂ©rien qui a Ă©tĂ© dirigĂ© par Rabah Kadem, directeur de la Chorale nationale algĂ©rienne. «ShĂ©hĂ©razade» plus exactement la suite symphonique (Op. 35) est l’Ĺ“uvre du compositeur russe Rimski-Korsakov (1844- 1908). C’est en 1888 que cet auteur compose ce morceau qui se dĂ©cline en 4 mouvements qui fait ressortir deux principaux thèmes : SchĂ©hĂ©razade rendue par la harpe et le violon et le monarque, rendu par les cuivres. Pour Rimski-Korsakov, les contes des « Mille et une nuits » prĂ©sente une structure semblable Ă celle de la poĂ©sie symphonique. L’Ĺ“uvre se compose de « La mer et le bateau de Sindbad », « Le rĂ©cit du prince Kalender », « Le jeune prince et la princesse » et « La fĂŞte Ă Bagdad, la mer, naufrage du bateau sur les rochers ». La musique de Rimski-Korsakov est l’antithèse de la musique nationale qui use des emblèmes musicaux nationaux, elle appartient au courant dit de l’exotisme qui consiste Ă exalter les musiques d’autres pays. A travers le timbre mĂ©tallique du violon, le compositeur russe a voulu gĂ©nĂ©rer le parfum d’exotisme. Le morceau algĂ©rien « Inkilab wa Khalas Sika » dĂ©clinĂ© en finish a fait le reste.
Par : L.G.