Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Hachemi Djiar, est revenu une fois de plus, hier, lors de l’ouverture du sĂ©minaire organisĂ© dans le cadre de la cĂ©lĂ©bration de la JournĂ©e internationale de la tolĂ©rance qui coĂŻncide avec le 16 novembre de chaque annĂ©e, sur le phĂ©nomène de la violence dans les arènes sportives en AlgĂ©rie.
Beaucoup de personnalitĂ©s sportives nationales Ă l‘image de l‘ancien ministre de la Jeunesse et des Sports Abdelaziz Derouaz, Yacine Ould Moussa ancien dirigeant sportif, maĂ®tre Farid Benbelkacem prĂ©sident du Tribunal algĂ©rien de règlement des litiges ainsi que beaucoup de prĂ©sidents de FĂ©dĂ©rations nationales et sportives. Le premier responsable du sport en AlgĂ©rie a prĂ©cisĂ© que ce phĂ©nomène ne peut ĂŞtre dĂ©battu sans pour autant soulever les diffĂ©rents problèmes qu‘a vĂ©cus l‘AlgĂ©rie depuis quelques annĂ©es. « Le phĂ©nomène de la violence dans les stades, comme je l‘ai dĂ©jĂ dit, n‘est pas propre Ă l‘AlgĂ©rie, tout le monde souffre de ce problème. En AlgĂ©rie, beaucoup d‘initiatives ont Ă©tĂ© prises, c‘est encourageant, mais il ne faut pas qu‘elles restent juste des discours, il faut les traduire en actes. Le football algĂ©rien rencontre beaucoup d‘autres problèmes liĂ©s essentiellement Ă la sociĂ©tĂ©. Et puis pour atteindre un certain objectif, il faut qui y un travail de cohĂ©sion entre les pouvoirs publics et le mouvement sportif. La notion de la tutelle c‘est fini, le travail s‘effectue dĂ©sormais en partenariat» a indiquĂ© le ministre. « Je ne suis pas contre l‘autonomie mais il faudra connaĂ®tre c‘est quoi l‘autonomie. Il ne faut pas que les gens interprètent comme ils veulent ce terme. L‘autonomie se trouve dans l‘organisation et la rĂ©glementation. Le sport en AlgĂ©rie est un service public, comme tous les autres services, Ă l‘image de l‘Ă©ducation, l‘enseignement, la formation professionnelle et autres… et qui dit service public dit État. Et ce dernier ne veille que pour le bien du sport algĂ©rien » ajoute El Hachemi Djiar. Avant d‘Ă©taler ses propos sur la violence dans les stade le ministre a axĂ© son intervention sur cinq principaux points. « Pour rĂ©ussir dans n‘importe quelle discipline, il faut qui y un travail de cohĂ©sion. En AlgĂ©rie, nous n‘avons pas le problème de moyen, il y a un problème de gestion, il faut que les gens fassent un effort de ce cĂ´tĂ©. Tout a Ă©tĂ© mis en place, aucune sĂ©lection nationale toutes disciplines confondues n‘avait un problème de moyen, mais est-ce qu‘il y a une bonne gestion ? Malheureusement non. Le troisième point que je voudrais soulever aujourd‘hui et que je trouve très important c‘est la formation. Mises Ă part quelques initiatives, dans l‘ensemble, la formation n‘existe pas en AlgĂ©rie. Un autre point que je trouve Ă©galement important, c‘est le retour Ă la base. Il faut encourager le sport scolaire par les animations sportives non seulement en football mais dans toutes les autres disciplines. Le dernier point, c‘est les rĂ©sultats. Il faut sortir de la logique des moyens Ă celle des performances. Après tout ce qui a Ă©tĂ© mis en place, nous avons en contrepartie des rĂ©sultats» a soulignĂ© le ministre.
Après ces explications, Hachemi Djiar dira que «le jeune AlgĂ©rien n‘est pas responsable de la violence, il a ouvert ses yeux sur ce problème. Ce n‘est pas la faute au jeune si il est violent car actuellement il n‘a pas de repères. Les acteurs sportifs doivent ĂŞtre un modèle pour ces jeunes, mais malheureusement ce n‘est pas le cas » a-t-il soulignĂ©. Parlant des solutions qui devraient ĂŞtre mises en place pour au moins diminuer la gravitĂ© des choses, le ministre insiste encore une fois sur l‘importance de revenir Ă la base pour Ă©radiquer ce phĂ©nomène qui ne cesse de prendre de l‘ampleur. « Il ne faut pas que chaque annĂ©e les gens se contentent de cĂ©lĂ©brer cette journĂ©e, mais il faut Ă©galement tirer des conclusions. En tant qu‘État, nous avons entre nos mains un projet de loi, mais je ne pense pas qu‘il sera suffisant pour rĂ©gler le problème dĂ©finitivement. Il faut traduire le travail en concret. Il faut trouver le chemin simple de la norme. Il ne faut pas mettre tout sur le dos de la tragĂ©die, mais essayer ensemble main dans la main de trouver une solution adĂ©quate» a conclu le ministre.