Nous assistons impuissants Ă des scĂšnes pĂ©nibles et insoutenables dont les victimes sont des sans domicile fixe livrĂ©s Ă eux-mĂȘmes, errant hagards dans un environnement hostile. VĂȘtus de haillons, les cheveux hirsutes, sales, ils trimballent un semblant de ballot, leur seul bien personnel, comprenant une literie de fortune et quelques vieux vĂȘtements.
Les SDF, cette frange dĂ©favorisĂ©e de notre sociĂ©tĂ©, continuent toujours Ă souffrir le martyre, notamment pendant la pĂ©riode hivernale caractĂ©risĂ©e par des chutes de pluie, de neige, des rafales de vent et un froid glacial. Nous assistons impuissants Ă des scĂšnes pĂ©nibles et insoutenables dont les victimes sont des sans-domicile fixe livrĂ©s Ă eux-mĂȘmes, errant hagards dans un environnement hostile. VĂȘtus de haillons, les cheveux hirsutes, sales, ils trimballent un semblant de ballot, leur seul bien personnel, comprenant une literie de fortune et quelques vieux vĂȘtements. DĂšs la tombĂ©e de la nuit, ils se rĂ©fugient surtout dans des lieux qui restent Ă l’abri des intempĂ©ries : arcades de la place des Martyrs, halls des Ă©difices publics, mosquĂ©es et entrĂ©es des bĂątiments. Ils survivent grĂące aux dons de quelques mĂ©cĂšnes et familles charitables qui leur offrent des plats chauds, de la galette et des piĂšces de monnaie. Chaque annĂ©e, les autoritĂ©s locales lancent des opĂ©rations salutaires en faveur des SDF et ce, par le biais des services du Croissant-Rouge, de la Protection civile, de la Direction de l’action sociale et de la municipalitĂ©. Ces actions sporadiques sont loin de prendre en charge rĂ©ellement ces pauvres hĂšres qui sont hĂ©bergĂ©s quelques jours dans un centre puis rejetĂ©s dans la rue. Les infrastructures relevant de la DAS ne sont pas appropriĂ©es pour rĂ©pondre efficacement aux besoins de ces SDF. En effet, le foyer de l’enfance assistĂ©e implantĂ© Ă HĂ©liopolis abrite des enfants abandonnĂ©s, des jeunes filles en dĂ©tresse alors que le Foyer pour personnes ĂągĂ©es et handicapĂ©es (FPAH) de Hammam Debagh il est rĂ©gi par une rĂ©glementation sĂ©vĂšre. Les CMP (Centres mĂ©dico-pĂ©dagogiques) et CSR (Centres spĂ©cialisĂ©s de rééducation) sont destinĂ©s Ă une catĂ©gorie dĂ©finie d’enfants en difficultĂ©. De ce fait, il n’existe aucune structure adĂ©quate Ă mĂȘme d’accueillir durant la saison hivernale ces centaines de SDF des deux sexes qui ont besoin de douches, vĂȘtements chauds, lits, repas chauds et sĂ©curitĂ©. Les pouvoirs publics gagneraient Ă se pencher sĂ©rieusement sur ce volet humanitaire car il est de leur devoir de protĂ©ger ces malheureux qui souffrent le martyre en silence. Il est temps d’imiter les opĂ©rations Ă©nergiques initiĂ©es par nos voisins d’outre-MĂ©diterranĂ©e qui ne lĂ©sinent pas sur les moyens humains et matĂ©riels pour soulager leurs SDF. Notre religion, qui prĂŽne la solidaritĂ©, la tolĂ©rance, l’entraide et l’amour du prochain, doit inciter nos responsables Ă rĂ©agir et Ă rĂ©aliser des centres d’accueil au niveau du territoire national car il s’agit d’assistance Ă personnes en danger !