C’est malheureusement un non-évènement que d’entendre l’annonce de l’effondrement d’une façade ou des escaliers d’un immeuble dans la localité de Bab El Oued. Au vue de la vétusté des bâtisses, c’est le contraire qui relèverait du miracle. Le problème qui demeure toutefois posé, c’est l’absence d’actions qui devraient suivre de tels drames, car sitôt passé l’effervescence du premier jour, les autorités communales s’inscrivent tout de suite après aux abonnés absents. C’est le cas pour les résidants du vieil immeuble de la rue Lakhdar- Saidi, qui a connu l’effondrement partiel de ses escaliers dans la nuit de 9 au 10 avril passé. Depuis les 16 familles sinistrées sont toujours dans un total désarroi. Elles ont été contraintes de quitter leurs toits le temps supposé nécessaire pour la réhabilitation des lieux. Malheureusement six mois après, rien n’a encore été fait et les familles sinistrées continuent à squatter chez leurs proches ou à louer chez le privé. L’immeuble est actuellement entièrement déserté, aucune famille n’a osé retourner dans son appartement face à la persistance du danger. Aujourd’hui les toujours-sinistrés ne comprennent pas le pourquoi de cette situation, ils déplorent l’absence de réaction des élus qui leur avaient pourtant promis de procéder rapidement à la réhabilitation de leur immeuble. «Six longs mois se sont écoulés sans que rien ne vienne apporter un changement à notre situation. Je me demande bien à quoi peut être utile l’assemblée élue par nos soins», déplorent des membres de ces familles que la nostalgie et peut-être l’espoir d’une évolution positive avaient fait se déplacer devant leur immeuble au cours d’une soirée de ce mois de ramadhan. Nos interlocuteurs nous affirmeront que tous leurs appels et S.O.S. sont demeurés vains. «Aucun responsable n’a daigné, à ce jour, prendre en charge sérieusement notre cas, ils continuent à nous bercer de promesses», déplorent-ils. La rentrée scolaire est aux portes, ces familles devront-elles inscrire leurs enfants dans leur quartier ou se résoudront-elles à les déraciner en attendant que l’on veuille bien se pencher enfin sur leur cas.