Ce dont il ne faut pas douter, c’est qu’un immense Ă©lan de pensĂ©e s’Ă©lève de jour en jour et dans chaque coin du monde musulman avec pour but la lutte contre l’invasion culturelle Ă©trangère, invasion qui avait dominĂ© la vie publique en pays d’Islam.
Le Coran s’adressant aux musulmans souligne que la nation islamique est une et indivisible ‘‘Nous avons fait de vous une nation de juste milieu’’ le messager de Dieu dans plusieurs hadiths soutient, en effet, que le juste milieu est une Ă©quation qui a toujours prĂ©value dans ses prises de dĂ©cision et il a conseillĂ© ses disciples d’en faire autant.
Depuis, le point de vue musulman, tout en restant dans les conditions Ă©noncĂ©es, n’admet pas de libre-arbitre (acquisition). Nous trouvons dans le Coran soixante versets qui le prouvent. Nous avons l’exemple du Prophète et son combat pour la cause de Dieu, celui de ses gĂ©nĂ©reux compagnons et des ancĂŞtres, qui ont rĂ©pandu l’Islam partout dans le monde, grâce Ă la justesse de leurs actions et Ă la sagesse de leurs dĂ©cisions.
Ils ont eu le pouvoir dans les trois continents durant plusieurs siècles, car appliquant Ă la lettre les enseignements de leurs prĂ©dĂ©cesseurs. On ne saurait donc dire, sinon pour induire en erreur, que leur doctrine du libre-arbitre est Ă l’origine de leur retard, car en fait, c’est cette doctrine, de l’Islam authentique, qui a conduit vers la gloire et c’est l’ignorance, la rĂ©signation, la superstition qui leurs viennent des non musulmans et des sectes Ă©garĂ©es, qui les ont Ă©conduits et retardĂ©s.
La pensĂ©e du cheikh Abdou s’Ă©lève quand il rĂ©fute Hanotaux dans la question des attributs divins Ă savoir la croyance en un Dieu incarnĂ© que Hanotaux met Ă l’origine de la supĂ©rioritĂ© de la race aryenne et sa civilisation.
Abdou rappelle que ce sont les idolâtres anthropomorphites qui croient que Dieu a un corps, qui sont restĂ©s en deçà de la connaissance, et qui sont en dĂ©clin Ă des degrĂ©s divers, que ce soient les idolâtres d’Afrique, ou les bouddhistes de chine.
Il ajoute que plus la connaissance de l’homme s’Ă©lève, plus il dĂ©couvre que la vĂ©ritĂ© est dans la foi en un Dieu unique et sans pareil. Ce fut le cas des Grecs qui, d’idolâtres qu’ils Ă©taient, ne cessèrent de s’Ă©loigner de l’idolâtrie Ă mesure que leurs sciences s’Ă©levaient et que leurs philosophes poussaient leurs recherches au sujet de la nature des ĂŞtres, ils finirent par arriver au monothĂ©isme,.
Pythagore Ă©tait restĂ© au seuil du sacrĂ©, Socrate, Platon et Aristote après lui combattirent l’idolâtrie et le polythĂ©isme, non pas par le geste et la parole, mais surtout par leurs Ă©crits, qui valurent aux GrĂ©co-Latins, de trouver un support non nĂ©gligeable, Ă la rĂ©daction de l’ancien et du nouveau testament.
Quiconque a lu La RĂ©publique de Platon, par exemple, sait comment ce dernier a luttĂ© contre l’idolâtrie et les croyances futiles, rĂ©pandues par sa communautĂ©, parfois au pĂ©ril de son statut et de son poids dans le conseil des sages.
C’est de cette manière que cheikh Abdou a prouvĂ©, que jamais l’idolâtrie n’Ă©tait un signe de progrès ni un titre de mĂ©rite comme le prĂ©tend Hanotaux. D’ailleurs il n’a convaincu personne d’autres par ses thèses farfelues, que ceux comme lui, qui ont une haine viscĂ©rale contre l’Islam.
Cheikh Abdou en vient ensuite Ă dĂ©montrer les dĂ©fauts de la foi chrĂ©tienne dont Hanotaux fait son cheval de bataille, en essayant de faire dire Ă l’Ă©glise, ce que les Ă©coles ecclĂ©siastiques elles mĂŞmes ne connaissent pas.
Pour Ă©tayer ces thèses, il utilise l’opprobre et le blasphème, en se contredisant parfois, son unique but est de trouver des failles dans une religion qu’il n’a dĂ©couvert qu’Ă travers les ouvrages Ă©crits dans sa langue maternelle.
Il essaya de cultiver cet esprit contradictoire, en fustigeant, tout ce qui a trait aux principes fondamentaux de la civilisation musulmane et aux sciences religieuses, avec un style puĂ©rique, qui dĂ©montre son degrĂ© d’agressivitĂ© envers l’Islam.
Pour rĂ©pondre, cheikh Abdou rappellera les Ă©tapes qu’a traversĂ©es l’Islam, pour aboutir ensuite au stade de la crĂ©ativitĂ© et de l’invention. Il a rappelĂ© par contre l’esclavage auquel les prĂŞtres soumettaient le peuple en gĂ©nĂ©ral et les femmes en particulier, au moment ou l’Islam a libĂ©rĂ© la femme et banni l’esclavage.
Qui a dĂ©clenchĂ© le dĂ©clic, qui mit l’Europe sur la voie de la renaissance, alors que si elle s’Ă©tait maintenue dans sa pratique ancienne jamais elle ne se serait rĂ©veillĂ©e ? Autant de questions qui ne peuvent trouver leurs rĂ©ponses que dans la logique islamique.Tandis qu’il en Ă©tait ainsi du Christianisme, l’Islam a appelĂ© au culte d’un seul Dieu Ă l’exclusion de tout intermĂ©diaire, il a libĂ©rĂ© les âmes de toute domination de quelque crĂ©ature qu’elle vienne. Il a insufflĂ© Ă ses disciples le sens du travail, de l’effort et de la responsabilitĂ©, il a effacĂ© les vices et illuminĂ© les esprits. Si donc l’Islam a connu une Ă©clipse, il s’en remettra en dĂ©pit de la faiblesse des Musulmans.
Connaissez-vous votre religion ?
Existe-t-il une différence entre prophète et messager ? Dans quelle catégorie peut-on classer le premier homme sur terre ?
A. Wahiba (Oran)
Le Prophète est dĂ©signĂ© dans le Coran par le terme arabe «Nabi», qui veut dire Ă©galement l’Elu, celui que Dieu a effectivement choisi pour une mission dĂ©terminĂ©e. Cette mission peut-ĂŞtre restreinte ou spĂ©cifique Ă un groupe communautaire.
Le Messager est lui dĂ©signĂ© toujours dans le Coran sous l’appellation de «Rassoul» ou l’envoyĂ© de Dieu. Alors que le premier ne fait que recevoir, sous l’impulsion de Dieu, la VĂ©ritĂ© et la fait connaĂ®tre aux hommes, en veillant rigoureusement Ă ce qu’elle soit bien assimilĂ©e et bien comprise, le second, non seulement reçoit la vĂ©ritĂ© et les avertissements qui sont soumis aux mĂŞmes conditions, mais porte Ă©galement un Message, une loi rĂ©vĂ©lĂ©e, qu’aucun de ses prĂ©dĂ©cesseurs n’a connus.
Le Messager est toujours Prophète, mais le Prophète peut ne pas ĂŞtre porteur d’un Message, c’est-Ă -dire d’un Livre, donc d’une mission avec une preuve Ă©vidente, annonçant la bonne nouvelle provenant du Seigneur.
Les messages les plus connus, pour lesquels Ă la tĂŞte de chacun se trouve un Messager et que le Coran Ă rĂ©vĂ©lĂ© : nous avons, Abraham, (Les Feuilles) Moise (La Thora), David (Les Psaumes) JĂ©sus (L’Evangile) et Mohamed que la bĂ©nĂ©diction de Dieu et le salut soient sur lui, (Le Coran).
Adam, le premier homme est considĂ©rĂ© aussi comme le premier Prophète de la RĂ©vĂ©lation monothĂ©iste. «Nous avons créé l’homme Ă partir d’une argile (extraite) d’une boue mallĂ©able» (Sourate 15, Verset 26)
L’argile dont il est question, selon les exĂ©gètes, est la terre dure qui a Ă©tĂ© transformĂ©e par l’eau en boue liquide, donc mallĂ©able. Bien d’autres versets parlent de cette boue, ou de cette matière dont l’homme a Ă©tĂ© tirĂ©, en lui donnant plusieurs noms arabes tels que «Salsal» (Terre glaise) «hama’in masnoun» (MĂ©lange de terre) ou encore « Tourab» (poussière) dans la sourate 22 verset 27 et «t’in lâzib»  (boue collante) dans la sourate 37 verset 11.Â
Après avoir créé l’homme et lui avoir donnĂ© sa forme, Dieu l’exposa au soleil pendant quarante ans. Le Coran ne prĂ©cise pas cette pĂ©riode mais il y fait allusion dans ce passage «Ne s’est-il pas Ă©coulĂ© un long moment dans le temps oĂą l’homme n’Ă©tait pas une chose remarquable ?» (sourate 76 verset 11). Quand Dieu voulut l’animer il y introduisit le souffle de la vie.
Avant l’homme, Dieu avait créé d’autres peuples, mais il les fit disparaĂ®tre parce qu’ils Ă©taient corrompus. On dit aussi que les Anges et les dĂ©mons habitaient la terre pendant les temps les plus reculĂ©s, mais Dieu a voulu les remplacer par un vicaire, ou Son vicaire sur terre, Il choisit Adam