Survenant Ă la suite d’un accouchement, la psychose puerpĂ©rale est une bouffĂ©e dĂ©lirante. GĂ©nĂ©ralement, la psychose puerpĂ©rale apparaĂ®t dans les deux semaines qui succèdent Ă l’accouchement. Il faut savoir que la grossesse entraĂ®ne souvent de nombreux changements chez la femme. Que ce soit au niveau psychologique ou sexuel, certaines modifications d’ordre comportemental sont souvent constatĂ©es. Il faut cependant savoir que la psychose puerpĂ©rale ne rĂ©vèle pas obligatoirement des troubles d’ordre psychiatrique. L’Ă©tat psychoaffectif de la femme va alors ĂŞtre soumis Ă de vĂ©ritables variations. Divers troubles peuvent alors se manifester. Entre l’anxiĂ©tĂ©, les phobies, le sentiment de culpabilitĂ©, les envies suicidaires ou encore la dĂ©pression, les troubles peuvent ĂŞtre nombreux. On parlera notamment du baby blues, qui survient gĂ©nĂ©ralement trois Ă six jours après l’accouchement. Ce dernier entraĂ®ne des insomnies, des idĂ©es noires, une immense tristesse ou encore une envie incontrĂ´lable de pleurer. D’un autre cĂ´tĂ©, certaines femmes peuvent ĂŞtre victimes d’une psychose puerpĂ©rale. Chez certaines patientes, cette dĂ©pression peut se manifester pendant la grossesse et après l’accouchement. En matière de psychiatrie, on pourra alors constater des troubles plus ou moins importants. Entre les troubles nĂ©vrotiques historiques ou obsessionnels, les angoisses ou encore les troubles schizophrĂ©niques, la liste est longue. La mère peut Ă©galement avoir des bouffĂ©es dĂ©lirantes aiguĂ«s qui la pousseront Ă rejeter l’enfant, Ă croire qu’il est dĂ©cĂ©dĂ© et bien plus encore. La psychose puerpĂ©rale est une dĂ©pression post-natale qui fait partie d’un ensemble de pathologies. Certains symptĂ´mes avant-coureurs vont permettre de mettre en Ă©vidence une psychose puerpĂ©rale. Des hallucinations auditives et visuelles ou encore des risques d’infanticides peuvent ĂŞtre des signes rĂ©vĂ©lateurs de cette dĂ©pression post-partum. La mĂ©lancolie, la confusion, la paranoĂŻa ou encore les troubles de la mĂ©moire pourront Ă©galement rĂ©vĂ©ler la prĂ©sence d’une psychose puerpĂ©rale. GĂ©nĂ©ralement, le traitement apportĂ© permet de faire face Ă la psychose puerpĂ©rale. Le suivi thĂ©rapeutique ne vise ne aucun cas Ă sĂ©parer la mère de l’enfant. Bien au contraire, il est important de faire prendre conscience Ă la mère qu’il s’agit bien de son enfant. Il faudra alors effectuer une Ă©valuation suivie auprès de la mère et gĂ©rer au mieux les situations de crises. Il faut savoir que l’allaitement maternel ne sera pas conseillĂ© dans le cas prĂ©sent. Il est important de distinguer la psychose puerpĂ©rale prĂ©coce de la psychose puerpĂ©rale tardive. Il faut savoir que gĂ©nĂ©ralement, les risques de rĂ©cidives sont de 20 % au cours de la prochaine grossesse. Le suivi de la patiente va passer par une Ă©coute, une information prĂ©ventive ainsi qu’une dĂ©dramatisation de la situation. En ce qui concerne le traitement mĂ©dicamenteux, ce dernier va passer par la prescription de benzodiazĂ©pines, phĂ©nothiazines ou encore les antidĂ©presseurs imipraminiques.