Le Midi Libre - evénement - Le vaccin anti-Covid n’est pas "obligatoire"

Edition du 16 Septembre 2021



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Docteur Djamel Fourar ;
Le vaccin anti-Covid n’est pas "obligatoire"
10 Janvier 2021

La campagne nationale de sensibilisation à la vaccination contre le coronavirus a été officiellement lancée, hier, sous la tutelle du ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière.

Ace propos, le porte-parole du Comité scientifique chargé du suivi et de l’évolution de l’épidémie Covid-19 en Algérie a déclaré, hier, lors d’une conférence de presse, qu’il "existe des institutions régionales qui ont été mobilisées pour participer à la campagne, en plus des équipes mobiles qui atteignent les zones d’ombre".


Certaines wilayas sont prêtes à commencer la vaccination et il "existe un comité qui surveille le processus de vaccination et surveille toutes les complications secondaires", a précisé le même responsable. Dr Fourar a ajouté que le "vaccin sera en deux doses et il existe un programme de formation au niveau des wilayas pour mener la vaccination", précisant qu’il y aura "plusieurs vaccins pour couvrir lacampagne nationale". Il a rappelé que le "vaccin n’est pas obligatoire, mais il faut sensibiliser les Algériens sur son importance ainsi que sur la nécessité de respecter des mesures préventives". Le porte-parole du Comité scientifique a révélé que le laps de temps entre la première et la deuxième dose du vaccin est de 3 semaines, précisant que "la priorité de la vaccination contre la Covid-19 est donnée aux personnels de santé, aux personnes âgées, aux personnes atteintes de maladies chroniques et à celles qui exercent des professions stratégiques."

L’Algérie ne se suffira pas d’un seul vaccin

L’Algérie "ne va pas se suffire d’un seul vaccin contre la maladie à coronavirus (Covid-19)", a annoncé le 8 janvier dans la soirée lors de son passage à la Télévision nationale le docteur Djamel Fourar, porteparole du Comité scientifique de suivi de l’évolution de cette pandémie. "Le choix de l’Algérie pour lutter contre laCovid 19, à l’instar des autres pays, ne se limitera pas à un seul vaccin", a-t-il ajouté, avant de relever que l’État algérien et le comité scientifique de suivi de l’évolution de la pandémie du Covid-19 "veilleront à choisir un vaccin efficace et sûr pour les citoyens". L’Algérie avait annoncé le 30 décembre 2020 que son choix s’était porté sur le
vaccin russe Spoutnik V sans fermer pour autant la porte à l’éventualité de se procurer d’autres vaccins anti Covid. Le porteparole du Comité scientifique de suivi de l’évolution de la Covid-19 a réaffirmé cette éventualité tout en précisant les procédures à suivre. On évoque pour le moment la fin du mois de janvier pour le début de la vaccination mais on ne sait pas plus sur le sujet. Toutefois, Dr Fourar a souligné "la disponibilité de tous les moyens logistiques, dont des équipements et chambres de congélation pouvant aller à une température de – 20,8 degrés centigrades pour la conservation du vaccin, en plus de véhicules aménagés destinés au transport du vaccin".

Qui est prioritaire pour le vaccin ?

S’agissant de la détermination des catégories ciblées par le vaccin, Dr Hammadi a affirmé que cette mission a été dévolue aux directions locales de la Santé, citant entre autres catégories les personnes âgées, celles atteintes de maladies chroniques, et les catégories exerçant dans des secteurs stratégiques, les enfants, les femmes enceintes et les personnes allergiques étant exemptes de cette opération. Insistant sur l’importance de la vaccination qualifiée de "seul moyen de briser la chaîne de transmission et de propagation du virus", ces responsables ont rappelé le plan de communication d’envergure tracé à cet effet qui prévoit notamment des conférences hebdomadaires et des campagnes de sensibilisation diffusées sur les différentes chaines nationales de télévision.

Pour ce qui est de la situation pandémique ces dernières semaines, les experts l’ont qualifié de "stable" avant d’appeler les citoyens à la vigilance et au respect des gestes barrières. A noter que le secteur de la Santé a déploré au 8 janvier le décès à la Covid-19 de 147 professionnels tous corps confondus et l’infection de plus de 11.000 autres. La vaccination commencera dès la réception des premières doses La vaccination contre la Covid-19 commencera dès la réception des premières doses de vaccin prévue dans les "tout prochains jours", a annoncé Dr Djamel Fourar. Lors d’une conférence de presse à l’occasion du coup d’envoi d’une campagne de sensibilisation à l’importance de la vaccination contre la Covid-19, Dr Fourar a précisé que "le vaccin est le seul moyen efficace pour casser la chaîne de transmiss on", assurant que le ministère de la Santé est prêt sur le plan logistique et professionnel pour débuter la campagne de vaccination. Il a, dans ce contexte, fait état de la mise en place, au ministère, d’une cellule pour la mobilisation des encadreurs au niveau de toutes les wilayas et des structures habituées à pratiquer des vaccinations.

Sur le choix du vaccin, Dr Fourar a fait savoir que "l’Algérie ne mise pas sur le vaccin d’un seul laboratoire, mais aura recours, à l’instar des autres pays, à plusieurs vaccins de différents laboratoires parmi ceux approuvés pour leur innocuité et leur efficacité". Concernant l’enveloppe budgétaire mobilisée par l’État à cette opération, Dr Fourar a fait état de l’affectation de 15 milliards DA pour la toute première quantité, pour s’élever, par la suite, à un montant de 200 mds DA, au fur et à mesure de l’arrivée des autres doses. Par ailleurs et pour convaincre les citoyens de l’importance du vaccin, le porte-parole du Comité scientifique de suivi de l’évolution de la pandémie de Coronavirus a dit "compter sur les différents médias nationaux, afin de sensibiliser le citoyen sur l’importance de ce vaccin et diffuser l’information correcte", affirmant que le vaccin demeure jusqu’à présent"la seule arme" à même de juguler le virus. Le ministère de la Santé a élaboré une stratégie nationale de communication consistant essentiellement en la tenue d’une conférence de presse, chaque samedi, en vue de fournir de plus amples informations sur le vaccin et suivre l’opération au quotidien, ainsi qu’en la diffusion d’émissions de sensibilisation à travers les chaînes de télévision nationale. L’Institut Pasteur se charge du stockage du vaccin à son arrivé Le porte-parole du Comité scientifique de suivi de l’évolution de la pandémie du coronavirus, Dr Djamel Fourar a affirméque "l’Institut Pasteur se chargera de son stockage à son arrivée avant de procéder à sa distribution aux unités de stockage à travers le pays". Dr Fourar a assuré que l’Algérie dispose des moyens nécessaires au stockage de ce vaccin, assurant "qu’un inventaire complet de la chaîne de froid dont dispose le pays avait été réalisé pour assurer le stockage de cette matière sensible". Pour ce faire, "l’Institut Pasteur se chargera, en première étape, du stockage du vaccin dès son arrivée, avant de procéder, par la suite, à sa distribution aux autres unités de stockage à travers les wilayas qui avait abrité les campagnes de vaccination dédiées à d’autres maladies", a expliqué Dr Fourar qui a rappelé que les spécialistes algériens "disposent déjà d’une grande expérience en la matière".

Précisant que la campagne de vaccination relative à l’épidémie Covid-19 ne sera pas limitée dans le temps, Dr Fourar a fait savoir que les "opérations de vaccination de la population des zones d’ombre et des zones enclavées seront assurées par des équipes médicales itinérantes". Dr Fourar avait souligné auparavant que l’Algérie est soucieuse de "choisir un vaccin efficace et sûr pour les citoyens et annoncé que tous les moyens logistiques (équipements, chambres de froid et de congélation) sont fin prêts pour le stockage et la conservation du vaccin". Le même responsable avait également fait savoir que le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a chargé le ministre de l’Intérieur et les autres secteurs de pourvoir le ministère de la Santé en moyens, s’ils venaient à manquer, en vue d’assurer la campagne de vaccination au profit de toutes les régions du pays. Pour ce qui est du nombre des centres ayant été préparés à cette opération, le directeur général des services de santé et des structures relevant du ministère de la Santé, a fait état de 8.000 centres de santé répartis à travers le pays, entre les polycliniques, les centres de santé de proximité et les salles de soins, des établissements qui, a-t-il ajouté "jouissent d’une grande expérience en la matière".

Il a fait état, par ailleurs, de la composition d’équipes médicales et paramédicales qui se chargeront de cette mission, tant sur le plan communicationnel notamment la sensibilisation des citoyens à l’importance de la vaccination que sur le plan médical s’agissant entre autres du suivi de tout effet secondaire pouvant surgir lors de l’opération. Concernant la prise en charge et suivi des effets secondaires, il relèvera la mise en place par la tutelle d’un registre spécial, en sus du rôle du Centre national de pharmacovigilance. Une démarche devant permettre aux parties en charge de l’opération de prendre immédiatement attache avec le ministère pou

Par : RAHIMA RAHMOUNI

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