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Edition du 15 Novembre 2018



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Oued El-Harrach et son bassin versant
Bientôt un lieu de villégiature et de détente convivial
9 Juillet 2013

Dans moins d’une année, les citoyens pourront admirer cet immense jardin qui n’était qu’un endroit nauséabond et répugnant...

Le ministre des Ressources en eau, Hocine Necib, nous a confirmé, lors d’un entretien réalisé en marge de la journée technique d’économie d’énergie dans le service public de l’eau, que les travaux d’avancement de ce projet de dépollution et d’embellissement de l’Oued El-Harrach, confiés à des sociétés algériennes et sud-coréennes, se déroulent bien et dans de bonnes conditions en dépit de la complexité et de la nature du projet.

Les actions en cours consistent, notamment, à réduire la pollution d’origine domestique et industrielle, mais des missions sont également menées pour l’aménagement de l’oued pour la prévention des inondations.

Rappelons que l’Oued El-Harrach, prend source au nord de l’Atlas blidéen et se jette en mer Méditerranée après un parcours de près de 67 km, dont 18,2 km dans la wilaya d’Alger. La superficie de son bassin versant, qui appartient au bassin versant côtier algérois, est d’environ 1.200 km2, dont 600 km2 dans l’Atlas blidéen, 100 km2 dans le versant du Sahel et 500 km2 dans la plaine de la Mitidja.

Son bassin versant regroupe l’ensemble des communes de la partie centre de la wilaya d’Alger et une partie des communes de la zone est de la wilaya de Blida et de la zone nord de la wilaya de Médéa.
La problématique de l’Oued El-Harrach se situe à deux niveaux, à savoir la pollution et les inondations en ce sens que les trois sources de pollution sont d’origines urbaine, industrielle et agricole. Il est également concerné par le rejet des eaux usées industrielles de 4 zones industrielles (473 unités industrielles, 740 hectares, soit près de 9% des zones urbanisées de la wilaya d’Alger).

Sur ces 740 hectares, seuls 30% sont actuellement raccordés à une station d’épuration. Aussi, les rejets industriels véhiculent vers l’Oued El-Harrach une pollution très importante, notamment des valeurs très élevées en DCO et DBO, ainsi que les métaux lourds, dont les teneurs sont supérieures aux normes. A propos des actions engagées en matière de réduction de pollution urbaine, on peut noter la réalisation de la 1re tranche de la station d’épuration de Baraki d’une capacité de 900.000 Eq/hab, soit 150.000 m3/jour.

Il y a également la réalisation de plus de 200 km de collecteurs principaux et secondaires, la réalisation de trois stations de relevage et, enfin, la réalisation de la 2e tranche de la station d’épuration de Baraki d’une capacité de 900.000 Eq/hab, soit 150.000 m3/jour (démarrage des travaux le 4 avril 2012).

Un projet socio-économique d’envergure

La réalisation de 35 km de collecteurs principaux est opérationnelle et les travaux sont en cours alors que l’étude de dépollution de l’Oued El-Harrach a été lancée par le ministère de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement, dans la perspective de traiter les rejets industriels. Il s’agit de deux stations d’épuration projetées d’une capacité de 100.000 Eq/Hab chacune.

En outre, un projet pilote intitulé Jasmin, qui est une première mondiale en matière de neutralisation temporaire des odeurs à grande échelle et dans des espaces ouverts, a été lancé. Il consiste en l’application d’un gel solide sur les ponts à forte circulation piétonne et la brumisation d’un produit liquide sur le pont de l’autoroute de l’Est.

En matière de prévention des inondations, il y a les travaux d’aménagement et la mise en œuvre d’une première tranche d’aménagement au niveau de l’Oued El-Harrach dite d’urgence. Ces travaux répartis en trois ont porté sur plusieurs opérations.

Un nouveau centre de gravité de la Baie d’Alger

Les objectifs essentiels consistent à faire de l’Oued El-Harrach le nouveau centre de gravité de la baie d’Alger autour duquel seront implantés plusieurs projets structurants (Grande mosquée d’Alger, musée d’Afrique, stade de Baraki, STEP de Baraki, gare centrale...).

Il s’agit de lutter contre les pollutions, reconquérir la qualité de l’eau et restaurer la biodiversité, créer une zone riveraine attractive, débarrassée du paysage pollué, valoriser les ressources bleues du territoire, offrir des possibilités de réutilisation des eaux (espaces verts, réalimentation de la nappe et soutien du débit d’étiage) et, enfin, aménager l’oued pour réduire les risques d’inondations et l’insérer dans l’espace urbain pour faire d’Alger une ville écologique.

Nos sources indiquent que « la mise en œuvre de cette stratégie a fait l’objet d’un projet structurant intitulé Travaux d’aménagement de l’Oued El-Harrach », confié au groupement d’entreprises Daewoo E & C / Cosider Travaux publics (Corée du Sud-Algérie) et précisent que ce projet vise le recalibrage et reprofilage de l’oued sur 18,2 km, l’abaissement du lit de l’oued par un dragage sur 5 km, l’aménagement et protection des berges, la réalisation de jardins filtrants, la réalisation d’installations de pompage pour assurer le débit d’étiage et la mise en place d’un système de contrôle et surveillance de la qualité de l’eau.

On peut également souligner la mise en place d’un système de prévision et d’alerte des crues, la réalisation de ponts et passerelle et le recalibrage et reprofilage de l’oued sur 18,2 km (de l’embouchure – limite W. de Blida) pour porter sa largeur à 100 mètres en moyenne (actuelle égale ou supérieure à 20 m), largeur maximale de 481 mètres.

La réalisation de ponts et passerelle a pour objectif de permettre aux visiteurs de passer d’une rive à l’autre de l’oued et accéder aux différentes infrastructures de sport et de loisir tandis que la réalisation de trois ponts en acier pour piétons, d’une largeur de 6 m et d’une longueur comprise entre 100 et 317 m permet la mobilité facile des gens.

Rappelons que le démarrage des travaux de cet immense projet a débuté en juin 2012 avec un délai de réalisation de 42 mois avec achèvement initial des travaux en décembre 2015.

Par : Amar Aouimer

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