Le Midi Libre - evénement - Hamel et ses fils lourdement condamnés

Edition du 25 Novembre 2021



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Cour d’Alger
Hamel et ses fils lourdement condamnés
25 Novembre 2021

La cour d’Alger a rendu, hier, son verdict dans le procès en appel de l’ancien DGSN Abdelghani Hamel, dans laquelle sont également impliqués des membres de sa famille.

Le principal mis en cause, en l’occurrence Abdelghani Hamel, a écopé d’une peine de 8 ans de prison ferme. La cour d’Alger a également prononcé la peine de 5 ans de réclusion contre son fils aîné, Amiar Hamel. La même juridiction a condamné son autre fils Chafik Hamel à une peine de 4 ans de prison ferme. Une peine de 2 ans de prison ferme a été prononcée à l’encontre de l’ancien directeur de l’OPGI d’Hussein-Dey, Mohamed Rehaimia. Chahinaz Hamel, la fille de l’ancien DGSN, est condamnée, quant elle, à une peine de 18 mois avec sursis et un an avec sursis contre Salima Annani, l’épouse de l’ancien DGSN. Mourad Hamel, l’autre fils du principal mis en cause, a écopé de 3 ans de prison ferme.

L’ancien wali d’Oran, Abdelghani Zaâlane et l’ancien directeur des Domaines publics de la wilaya de Tipasa Ali Bouamrane ont écopé d’une peine d’un an de prison ferme dans le cadre de la même affaire. Retour sur les détails du procès en appel Pour rappel, le procès en question a été réinscrit au rôle suite à la décision de la Cour suprême qui a accepté le pourvoi en cassation introduit dans les arrêts rendus par la cour d’Alger en août 2020. Abdelghani Hamel, son épouse Annani Salima, ses fils (Amiar, Mourad Chafik et sa fille Chahinaz) sont poursuivis pour plusieurs chefs d’accusation, dont "blanchiment d’argent, enrichissement illicite, trafic d’influence et obtention d’assiettes foncières par des moyens illégaux". Rappelant également que la cour d’Alger avait condamné Abdelghani Hamel à 12 ans de prison ferme, tandis que ses enfants avaient écopé de peines allant de 5 à 8 ans de prison ferme. Report du nouveau procès en appel à Boumerdès La chambre pénale près la cour de justice de Boumerdès a reporté, hier, au 15 décembre prochain le nouveau procès en appel de l’ancien Directeur général de la Sûreté nationale (DGSN), Abdelghani Hamel, de son fils, d’anciens walis et d’excadres de la wilaya de Tipasa, poursuivis dans une affaire de "détournement de foncier agricole et d’abus de pouvoir".

Le report du procès dans cette affaire, rouverte après un pourvoi en cassation interjeté auprès de la Cour suprême, intervient à la demande du collectif de la défense en raison de l’absence de l’accusé principal dans cette affaire, Abdelghani Hamel, qui se trouvait à la cour d’Alger pour la prononciation du jugement dans une autre affaire le concernant. Le procès a été inscrit une nouvelle fois au rôle de la Chambre pénale près la cour de Boumerdès, avec la désignation d’une nouvelle composante de magistrats, qui devait s’ouvrir le 22 septembre dernier avant son report, sur demande de la défense, à la date du 24 novembre, pour être de nouveau reporté pour le 15 décembre prochain. Le tribunal de première instance de Boumerdès avait rendu, le 4 juin 2020, son verdict dans cette affaire, en condamnant l’ancien DGSN, Abdelghani Hamel, et l’ancien wali de Tipasa Moussa Ghelai à 12 ans de prison ferme. Il a également confirmé la peine de 10 ans de prison ferme contre chacun des exwalis de Tipasa, Kadi Abdelkader et Layadi Mustapha, ainsi que la peine de 3 ans de prison ferme contre Chafik Hamel (fils de l’ancien DGSN) et Salim Djai Djai, ex-chef de la sûreté de wilaya de Tipasa.

La même juridiction a condamné, dans le cadre de la même affaire, à 4 ans de prison avec sursis l’ancien ministre des Finances, Hadji Baba Ammi, et à 5 ans de prison ferme l’ancien directeur des Domaines de Tipasa, Ali Bouamrane. Une peine de 2 ans de prison ferme a été prononcée contre l’ancien directeur de l’industrie et des mines de Tipasa, Haddou Abderrezak, et l’ancien conservateur foncier de Koléa, Mohamed Bouamama, outre une année ferme contre l’investisseur privé Zerad Abdelhakim. L’ancien directeur général des Domaines, Kheznadji Djamel, a été acquitté. Les accusés dans cette affaire sont poursuivis pour plusieurs chefs d’accusation, notamment "détournement de foncier agricole, détournement de fonds publics, abus de fonction, trafic d’influence, bénéfice du pouvoir et de l’influence des agents de l’état à l’effet d’augmenter les prix et modifier la qualité des matériaux et des services et des délais de livraison".

Par : RAHIMA RAHMOUNI

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