Le Midi Libre - evénement - L’OIS tire la sonnette d’alarme

Edition du 13 Janvier 2019



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Desu épidémies animales se propagent de maniére inquiétante en Algérie
L’OIS tire la sonnette d’alarme
13 Janvier 2019

Les nouvelles informations liées aux épidémies animales sont inquiétantes. Alors que les éleveurs sont dans le désarroi à cause du retard de l’arrivée du vaccin contre la peste des petits ruminants qui continue de décimer des milliers d’ovins, une autre épidémie est en train de progresser.

Selon l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE), la fièvre aphteuse progresse en Algérie. Selon des données publiées par cette organisation intergouvernementale basée à Pariset chargée d’améliorer la santé animaledans le monde, "au total, 87 foyers defièvre aphteuse ont été déclarés enAlgérie depuis le 22 juin 2018, date dupremier foyer. Les autorités algériennesont déclaré 34 foyers de fièvre aphteuse de sérotype O à l’OIE le 31 décembre2018. Les dates de confirmation s’étalentdu 3 septembre 2018 au 12 novembre2018".

"Depuis le premier foyer déclaré le 22 juin, c’est la première fois que des ovinset caprins sont signalés infectés. Pources 34 nouveaux foyers, 834 cas ont étérecensés dont 91 animaux morts. Pourles bovins, une campagne de vaccinationannuelle avait été lancée le 10/10/2018avec un vaccin bivalent O et A. Pour les petits ruminants, une vaccination périfocalea été mise en place", détaillel’OIE. "Le sérotype identifié est le sérotype O, topotype East Africa 3", précise encore l’OIE qui cite un rapport du laboratoire de référence FAO du 10 juillet dernier. Selon la même organisation internationale, "quatre foyers de fièvre aphteuse ont été détectés entre le 15 et 19 décembre et déclarés à l’OIE le 24 décembre en Tunisie. Le sérotype O a été identifié, mais nous ne savons pas encore s’il s’agit ou non du même qu’en Algérie", souligne l’OIE qui a été créée en 1924 sous le nom d’Office international des épizooties. L’OIE est reconnue comme référence par l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et compte 182 pays et territoires membres en 2018.

Concernant la peste des petits ruminants, le ministère algérien de l’Agriculture avait déclaré avoir "mobilisé un budget de 400 millions de dinars pour l’acquisition du vaccin". Les services vétérinaires ont promis d’entamer, durant ce mois de janvier, une campagne de vaccination du cheptel. Mais l’attente des éleveurs est longue. Ces derniers pressent le gouvernement d’accélérer les choses et de mettre à leur disposition un vaccin le plus rapidement possible car la maladie continue de tuerdes milliers de petits ruminants.

Retard inexpliqué de l’arrivée du vaccin

Deux épidémies animales font des ravages actuellement en Algérie. La fièvre aphteuse et la peste des petits ruminants sont en train de décimer des milliers d’animaux. La gestion de ces épidémies par le gouvernement est vivement critiquée. Le ministère de l’Agriculture répète à chaque fois que "ces épidémies sont sous contrôle", mais sur le terrain, le cheptel ovin et caprin attend d’être vacciné contre la peste des petits ruminants.

Sipour la fièvre aphteuse, une campagne de vaccination annuelle a été lancée, il y a trois mois, ce n’est pas le cas pour de la peste des petits ruminants qui est en train de décimer des troupeaux de chèvres et de moutons dans plusieurs du pays. Ce jeudi à Constantine, le ministre de l’Agriculture, Abdelkader Bouazghi, a déclaré que "les premiers lots de vaccins contre la peste des petits ruminants seront disponibles d’ici à la fin du mois de janvier". Le ministère de l’Agriculture a indiqué avoir "mobilisé un budget de 400 millions de dinars pour l’acquisition du vaccin". Début janvier, le département de Abdelkader Bouazghi avait promisqu’"une quantité de vaccins a été fournie dans certaines wilayas et une autre quantité sera livrée, au cours de ce mois".

Les services vétérinaires ont promis d’entamer, durant ce mois de janvier, une campagne de vaccination du cheptel. Mais, le vaccin commandé par les autorités tarde à arriver et le ministère de l’Agriculture n’a pas été prévoyant pour constituer des stocks de vaccins pour faire face à une éventuelle épidémie. Et cela fait trois depuis l’apparition des premiers cas de cette maladie, et le vaccin contre la peste des petits ruminants n’est toujours pas disponible. Le retard inexpliqué de l’arrivée du vaccin contre la peste des petits ruminants qui continue de décimer des milliers d’ovins, a mis les éleveurs dans le désarroi. Pourtant, les éleveurs ont tiré la sonnette d’alarme. Ils pressent le gouvernement de mettre rapidement à leur disposition un vaccin, car la maladie continue de tuer des milliers de petits ruminants.


La vaccination autour des foyers et dans les zones à risque constituent la base de la lutte contre cette maladie.Ce vaccin, actuellement disponible sur le marché international, peut protéger les petits ruminants pendant trois ans contre cette maladie. Il peut endiguer l’avancée de l’épidémie qui sévit actuellement en Algérie. La peste des petits ruminants est une maladie d’importance économique majeure en Algérie, où elle est largement répandue. Pas moins de 22 millions d’ovins attendent d’être protégés par la vaccination.

Contre ces maladies virales très contagieuses des chèvres et des moutons, la vaccination constitue,un outil clé. Alors que plusieurs laboratoires africains, situés au Mali, Éthiopie, Maroc, Cameroun et Botswana, fabriquent le vaccin contre la peste des petits ruminants, l’Algérie est à la traîne. La vaccination doit être menée rapidement autour des foyers et la généralisation progressive de la vaccination devra toucher l’ensemble des ovins et caprins. Cette vaste campagne de vaccination est la clé de voûte pour éradiquer la maladie. Les enjeux économiques sont très importants.

Par : ROSA CHAOUI

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