Le Midi Libre - Culture - Le groupe Marc Campo Trio revisite des standards du jazz manouche

Edition du 20 Mars 2014



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Salle Ibn-Zeydoun à Alger
Le groupe Marc Campo Trio revisite des standards du jazz manouche
20 Mars 2014

Le groupe français Marc Campo Trio a revisité lundi soir à Alger des standards de la musique jazz manouche lors d’un concert où les sonorités particulières de ce style aux influences tziganes ont raisonné en hommage à son inventeur et guitariste prodige, Django Reinhardt.

Devant un public venu en grand nombre à la salle Ibn-Zeydoun, les trois musiciens (deux guitares et une guitare-basse) ont allié virtuosité et maîtrise dans l’exécution de morceaux célèbres ou de compositions personnelles inspirés de ce genre né en France dans les années 1930, caractérisé par une absence de percussions et une rythmique à quatre temps soutenue par le jeu des guitares.

Tantôt proche du blues, tantôt du be-bop américain ou encore du boléro, mais toujours avec le même swing typique du manouche, le trio marseillais s’est également illustré en invitant sur scène pour la dernière partie du spectacle deux jeunes musiciens algériens, un clarinettiste et un guitariste, pour quelques improvisations endiablées sur des morceaux de compositeurs de légende comme Charlie Parker. "Artillerie lourde", " Troublant boléro", "Belle-Ville" et autres compositions ont été alternées avec des classiques comme "Donna Lee" (Charlie Parker), "There Will Never Be Another You" (Chet Baker, Franck Sinatra), aux côtés de morceaux de Django Reinhardt comme les célébrissimes "Nuage" et "Minor Swing", immortalisés par ce guitariste de génie- qui n’avait que trois doigts valides à la main gauche- avec son compère et violoniste Stéphane Grappelli. Très complices sur scène, Marc Campo (soliste),

Philippe Guiraud (bassiste) et Mathieu Arnal (rythmique et soliste) ont réussi à enthousiasmer le public, particulièrement réceptif aux envolées des solistes et au rythme entraînant du swing. Les applaudissements étaient bien plus nourris lors du passage sur scène de Bouzid Arezki (clarinette) et Krideche Nazim (guitare électrique) deux jeunes musiciens invités par les organisateurs (l’Agence algérienne pour le rayonnement culturel) et qui ont impressionné le public et les musiciens par leur talent et leur capacité d’improvisation.


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