Le Midi Libre - Culture - Le combat des autochtones pour l’indépendance
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Edition du 23 Juin 2013



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Aala khota el ajdad, au Palais de la Culture moufdi-zakaria
Le combat des autochtones pour l’indépendance
23 Juin 2013

La pièce théâtrale Aala khota el ajdad (Sur les pas de nos aïeux) a été présentée mercredi dernier à Alger, au Palais de la culture Moufdi-Zakaria, par la Coopérative El Halqa de Sidi Bel-Abbès, mettant en valeur, dans le genre épique, l’esprit paysan, à l’avant garde du combat libérateur de la patrie.

Adaptée du texte de Driss Guergoua et mise en scène par Ilyès Ghanem Bouadjadj, la représentation propose un retour sur un passé historique glorieux, retraçant le rapport fusionnel entre l’individu, les traditions ancestrales et la terre, autant de valeurs qui feront émerger le sentiment patriotique qui poussera à la révolte contre l’occupant.

Lors de la scène d’exposition, en pleine époque coloniale, les desseins d’un éventuel rapprochement entre Mokhtar (Hartani Ali) et Badra (Amina Bahlouli) se font sentir, malgré les différends existant entre leurs pères, Si Athmane (Hichem Sekkoum) et Si Amer (Sayeh Fethi), chefs de tribus, autour du droit à l’exploitation des terres agricoles qui, jusque-là, les unissaient. Chacun y allant de son argumentaire, le conflit finit par éclater et prend des proportions qui ont mené à l’affrontement.

Dans ce climat de mésentente, le metteur en scène suggérera l’hégémonie coloniale qui menace d’accaparer les biens des deux tribus. Devant l’impossibilité de leur relation et la menace coloniale, Mokhtaret Badra décident, par amour à la patrie, de rejoindre le maquis, ce qui a rassemblé, à nouveau, les deux familles.

Badra, tombée au champ d’honneur, est ramenée à la maison, et Mokhtar, terrassé par la douleur, se consumant de chagrin, sombre dans la folie. La scénographie a constitué un élément dramaturgique concluant par un décor symbolique, presque nu où l’espace scénique s’était ouvert à l’étendue de la terre et la présence du puits, source de vie, faisait office du lieu de rencontre des deux amoureux.

Dans un jeu qui a tenté de respecter les différents tableaux du spectacle, les comédiens (universitaires-amateurs) ont, en partie, réussi à transmettre les caractères et les comportements de l’autochtone, bien qu’handicapés par l’utilisation du "malhoun" (poésie populaire) dans les dialogues qui a entravé la transmission des émotions.

Dans un spectacle qui a brillé par sa simplicité, Aala khota el ajdad reste une idée qui a su mêler le sentiment patriotique à une belle histoire d’amour, sur fond de traditions ancestrales qui ont nourri le fil de la trame. Présentée en collaboration avec la Coopérative La scène d’or de Sidi Bel-Abbès, Aala khota el ajdad a été programmée dans le cadre du cinquantenaire de l’indépendance de l’Algérie.

Par : APS

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