Le Midi Libre - evénement - "C’était écrit"

Edition du 21 Mai 2013



Le Mi-Dit

Caricature Sidou


Archives Archives

Contactez-nous Contacts




Sous la Plume
"C’était écrit"
21 Mai 2013

¹Sommes-nous aptes à construire des ouvrages capables de résister aux effondrements ? Il faut pointer du doigt nos carences en matière de réglementation et conception...

Il y a dix ans de cela, un séisme de 6, 8 sur l’échelle de Richter frappait la paisible ville de Boumerdès. Une nuit d’horreur qu’ont vécu les habitants. Une catastrophe que l’on attribue souvent à une calamité naturelle mais aussi par la faute des hommes et du béton.

Soyons fatalistes et disons que « c’était écrit ». Mais les souvenirs sont difficiles à s’effacer des mémoires et pour certains des séquelles psychologiques persistent. Certes des efforts ont été consentis pour gérer l’après-séisme. Des sites tous azimuts ont été dégagés pour construire à la hâte des chalets pour reloger les sinistrés qui ont séjourné jusqu’à l’arrivée des pluies sous les tentes. 15.000 chalets ont été installés pour un accueil provisoire avant le relogement dans des habitations en dur.

Mais tout le monde n’a pas eu la même chance et plus de trois cents familles sont encore en attente de logements décents malgré le programme de 12.000 logements qui ont été construits au pas de charge, comportant beaucoup de malfaçons.

Leurs logements ne sont plus viables mais faute de mieux. Des chalets aujourd’hui font office de logements sociaux, d’autres qui ont bénéficié d’un appartement et qui ont gardé par quel tour de passe-passe leur chalet ont l’indécence de le sous-louer. Au lendemain de la catastrophe, Boumerdès a été classée zone sismique de troisième degré.

Les pouvoirs publics ont-ils retenu les leçons ? La réglementation parasismique entrée en vigueur depuis 1983, révisée en 1988, en 1999 et en 2003 reste toujours insuffisante au vu des constatations faites durant tous les séismes qui nous ont frappés et marqués. Sommes-nous aptes à construire des ouvrages capables de résister aux effondrements ?

Il faut pointer du doigt nos carences en matière de réglementation et conception. Les plus avisés déplorent la non-application des principes élémentaires de génie parasismique. L’assurance obligatoire contre les catastrophes naturelles n’est toujours pas entrée dans les mœurs des Algériens malgré des campagnes de sensibilisation pour inciter les citoyens à se couvrir contre les risques de calamités naturelles. Nul n’est à l’abri, mais quand la tuile arrive, c’est la foi qui parle : Le Mektoub.

Par : Soraya hakim

L'édition du jour
en PDF
Le Journal en PDF
Archives PDF

El Djadel en PDF
El-Djadel en PDF

Copyright © 2007 Midilibre. All rights reserved.Archives
Conception et réalisation Alstel