Le Midi Libre - Culture - 1er tour de manivelle d’El Inhiraf

Edition du 18 Octobre 2011



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MOSTAGANEM
1er tour de manivelle d’El Inhiraf
18 Octobre 2011

Le premier tour de manivelle du nouveau film de Yacine Bendjemline, El inhiraf (La déviance), a été donné samedi à Mostaganem, en présence d’hommes de culture et de figures du 7e art national. Ce long métrage, produit par la société audiovisuelle "Erriwaya" d’Alger, est un drame social qui raconte l’histoire d’un jeune psychologue, contraint de retourner à Mostaganem, sa ville natale, après voir fait faillite pour cause de problèmes financiers. Tous ses espoirs de remonter la pente restèrent vains puisqu’un de ses proches s’est même accaparé de l’héritage qui revenait de droit à ce médecin. Pour régler ses problèmes, le psychologue déviera du droit chemin. Pour camper les différents rôles, le réalisateur a fait appel à une pléiade d’artistes comme Sid Ali Bensalem, Amine Bouadda, Taha el Amiri, Fatiha Berber, Abdelhamid Rabia, Mustapha Chougrani, Wahiba Hadji et bien d’autres. Selon le réalisateur, le tournage durera deux mois et se déroulera successivement à Mostaganem, Oran et Alger. Yacine Bendjemline est connu pour les rôles qu’il a assuré dans plusieurs long-métrages et feuilletons comme Une médaille pour Hassan, Chahra et Hors-la-loi de Rachid Bouchareb. En tant que réalisateur, El Inhiraf est sa troisième expérience, après El louebaa (Le jeu), datant de 2008 et El Hanine (La nostalgie) présenté en 2010.


Oran
Octobre à Paris projeté à la Cinémathèque
Le film documentaire Octobre à Paris, réalisé par l’anticolonialiste Jacques Panijel au lendemain de la répression sanglante de la manifestation pacifique du 17 Octobre 1961 à Paris, a été projeté hier à la Cinémathèque d’Oran, alors que sa sortie officielle en France est prévue le 19 octobre après un demi-siècle de censure. Cette œuvre cinématographique de 70 minutes, conçue dans la clandestinité, retrace les sinistres événements du 17 Octobre 1961 où des milliers d’Algériens furent pourchassés par la police parisienne aux ordres de Maurice Papon, pour être tabassés, souvent à mort, avant d’être jetés dans la Seine alors qu’ils revendiquaient pacifiquement l’indépendance de leur pays. Octobre à Paris fut interdit de diffusion même après l’indépendance de l’Algérie, et ce n’est qu’en 1973 que le visa d’exploitation a été obtenu suite à une grève de la faim d’un autre cinéaste anticolonialiste, René Vautier.
Décédé le 12 septembre 2010 à l’âge de 88 ans, le cinéaste français d’origine roumaine, Jacques Panijel, fut également biologiste, romancier et auteur de théâtre. Il est aussi connu pour avoir été le cofondateur du comité Maurice Audin, du nom du mathématicien français torturé à mort en 1957 pour son soutien à la cause algérienne. La programmation du film Octobre à Paris à Oran est proposée par le Centre algérien de la cinématographie en collaboration avec le bureau de wilaya de l’Organisation nationale des moudjahidine, a indiqué le conseiller culturel de la Cinémathèque d’Oran, Youcef Bouchrit.

Par : APS

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