Le Midi Libre - Société - Ca s’est passé ce jour

Edition du 5 Septembre 2011



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Ca s’est passé ce jour
5 Septembre 2011

1870 Naissance de la IIIe République
Dans la nuit du 3 au 4 septembre 1870, les Parisiens apprennent que Napoléon III a été fait prisonnier par les Prussiens à Sedan. Dès l’annonce de la défaite, les députés renoncent à confier la régence à l’impératrice Eugénie, confinée au palais des Tuileries, et commencent à préparer la déchéance de Napoléon. Le corps législatif se réunit à 1h du matin. La foule envahit le Palais Bourbon. Gambetta et Jules Favre parviennent à entraîner les manifestants à l’Hôtel de Ville où siègent déjà les révolutionnaires, bien décidés à former un gouvernement. Mais la tentative est déjouée, Favre et Gambetta font plébisciter la nomination du Général Trochu comme gouverneur de Paris et forment un gouvernement modéré de Défense nationale. Les ministres sont immédiatement nommés : Gambetta (Intérieur), Favre (Affaires étrangères)... Etienne Arago est nommé maire de Paris, chargé de désigner les maires des arrondissements : Carnot dans le 8ème, Clemenceau dans le 18ème. La République est proclamée aux Tuileries.

1886 Reddition du chef apache Geronimo
Né en Arizona en juin 1829, Geronimo appartient à la tribu des Chiricahua dont il devient le chef respecté par tous. A l’été 1858, en l’absence des guerriers, les Mexicains attaquent le camp de Geronimo et massacrent femmes et enfants. Geronimo perd sa mère, sa femme et ses trois enfants. Dès lors, le chef apache et ses guerriers enchaînent raid sur raid côté mexicain et américain. La guérilla apache fait rage dans le Sud-Ouest américain entre 1862 et 1872. Déporté dans une réserve une première fois, il reprend ses attaques en 1885. On lance 5000 hommes pour traquer 36 Apaches. Traqué et pourchassé, Geronimo se rend le 4 septembre 1886 et dépose enfin les armes. Les Américains ne l’auraient jamais capturé s’ils n’avaient pas utilisé des éclaireurs Apaches, c’est-à-dire des Indiens qui trahissant la cause de leurs propres frères. Geronimo sera pris par traîtrise. On le convoque à une réunion, soit disant pour discuter d’un nouveau traité. En réalité, on vient l’arrêter. Il est considéré comme un prisonnier de guerre. On le trompe sur l’endroit où on va le conduire. Par fatigue peut-être, il accepte au lieu de s’enfuir. Il est emmené par train (voir photo) avec les siens dans une réserve en Floride. Les Apaches, qui n’étaient pas habitués à ces nouvelles conditions climatiques, meurent comme des mouches. Au point qu’on les transfère dans une autre réserve. Geronimo a été condamné à être éloigné pendant deux ans de son territoire d’origine. Il n’y revient jamais. Il meurt plus de vingt ans plus tard, le 17 février 1809 à l’âge de 80 ans. Avec lui disparaît un des symboles les plus forts de la résistance à l’envahisseur américain

1948 La reine Wilhelmine de Hollande abdique
La reine Wilhelmine de Hollande abdique pour raisons de santé en faveur de sa fille, Juliana. Depuis déjà quelques mois la princesse Juliana jouait le rôle de régente et remplaçait sa mère malade.

1970 Salvador Allende est élu
président de la République chilienne
Salvador Allende obtient 36,30 % des voix à l’élection présidentielle. Après son élection, Salvador Allende entreprend de mettre en application son programme socialiste au Chili. Ce programme consiste en la nationalisation à grande échelle de certaines industries (notamment le cuivre, principale exportation du Chili), la réforme du système de santé, le blocage des prix, l’augmentation des salaires de 40 à 60 % la poursuite des réformes du système d’éducation entreprises par son prédécesseur Eduardo Montalva Frei, un programme de lait gratuit pour des enfants (à raison d’un demi litre de lait par jour et par bébé), et d’une tentative de réforme agraire. Ces décisions irritent une partie de la classe moyenne et la majorité des classes supérieures, et le gouvernement américain. La détérioration de la situation économique et l’hostilité de la haute classe et des forces armées soutenues par la CIA déboucheront, trois ans plus tard, sur le coup d’état mené par le général Pinochet. Il se suicide ou a été assassiné le 11 sept. 1973

1998 Jean Kambanda
reconnu coupable
Le Tribunal pénal international sur les crimes au Rwanda (TPR) condamne à la prison à vie pour génocide l’ancien Premier ministre rwandais, Jean Kambanda, reconnu coupable d’avoir fait tuer plus de 500 000 Rwandais en 1994.


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