Le Midi Libre - Culture - «Alger, bulles sans frontières»

Edition du 5 Septembre 2011



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4e édition du Festival international de la bande dessinée d’Alger
«Alger, bulles sans frontières»
5 Septembre 2011

Le festival international de la bande dessinée d’Alger signera un retour des plus percutants. Avec sa 4e édition, les organisateurs annoncent d’ores et déjà pour son déroulement du 5 au 8 octobre 2011 une pléiade d’activités artistique sous le slogan «Alger, bulles sans frontières».

«Tout frais, tous neuf» informe le commissariat du festival. Avec cette nouvelle édition, les auteurs de la bande dessinée témoigneront à travers leurs dessins d’un événement important de la guerre d’Algérie : le 17 octobre 1961.
Ainsi, cette 4e édition qui promet d’être un régal attirera certainement de plus en plus de visiteurs et suscitera la curiosité des professionnels internationaux. «Toujours du nouveau dans la continuité. C’est un de nos principes. De la création, toujours de la création soutenue par la formation et surtout par l’esprit d’initiative. Nous ne perdons pas de vue que la BD est avant tout un art avant d’être un ensemble de techniques. Le nouveau réside cette année dans une thématique et pas des moindres : la culture de la paix dans le monde, thématique qui a inspiré un titre très évocateur : +Alger, bulles sans frontières+ ...qui tout en prônant l’ouverture et l’abolition des clivages annonce un humanisme à la portée de tous : la paix», déclare dans son éditorial du site officiel le commissaire du festival Dalila Nadjem. Abrité par des chapiteaux installés au niveau de l’esplanade de Riadh El Feth, le FIBDA regroupera comme à l’accoutumée des expositions, des livres et des séances dédicaces. Le comité du festival souhaite informer d’un contretemps survenu sur le concours affiche. Le jury du festival a en effet procédé à une première délibération le 27 août, mais la réception le jour suivant de huit affiches supplémentaires envoyées le 15 août a annulé ces résultats.
Mais il a annoncé hier une nouvelle délibération. Les résultats seront annoncés au grand public au courant de la semaine. Puis il est à noter que plusieurs hommages seront rendus cette année à de grandes figures de la BD. A tout seigneur tout honneur, le prix d’honneur FIBDA 2011, décerné à Aider vient couronner un parcours exceptionnel du fidèle ami de la BD algérienne. Il sera décerné à Francis Groux le Prix de la reconnaissance. Francis groux est né le 28 juillet 1934 près d’Angoulême. Il a fait de sa passion pour la BD et son pays natal un rendez-vous mondial, car il est le fondateur du Festival international de la bande dessinée d’Angoulême. Il est des parcours imprévisibles qui font de votre vie tout a fait autre chose de ce que vous avez prévu. C’est le cas de Fancis Groux.
Ni dessinateur ni caricaturiste encore moins bédéiste mais seulement lecteur assidu et passionné de BD, Franicis Groux, animé d’une volonté inébranlable, œuvrera avec abnégation pour faire connaître la BD autour de lui d’abord puis dans le monde entier. Puis le second à qui le festival rendra hommage sera pour le défunt Brahim Guerroui avec le Prix patrimoine à titre posthume. Le bédéiste-caricaturiste a été lâchement assassiné le 4 septembre 1995. Mais cette mort atroce n’a pas tué sa mémoire. Brahim Guerroui à El Moudjahid et El Manchar. il a créé des personnages dont on se souvient toujours à l’instar de «Si Batata» «Mérouane» «Lambote» et «Tartogaz». Il exprimait à travers eux sa vision d’une époque. De 1970 à jusqu’à sa mort, Brahim Guerroui produira régulièrement des albums mais aussi de nombreux articles dans les revues et les journaux à grand tirage. Son message, toujours percutant, sera remarqué. «Ce prix décerné à titre posthume a une signification qu’il faudra comprendre comme un grand hommage à un Algérien qui a défendu son algérianité jusqu’au dernier souffle, par le verbe et par le trait décapant de son art. Il faut aussi l’inscrire comme un geste à l’attention des jeunes qui doivent perpétuer la tradition, toute la tradition, tout en innovant, car on bâtit toujours en s’inspirant sur ce qui a existé. La mémoire est ce qu’il faut préserver pour continuer d’exister», déclarent les organisateurs.

Par : Kahina Hammoudi

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