Le Midi Libre - Sport - Le savoir-faire étranger ne fait plus recette ?

Edition du 12 Janvier 2011



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Quatre coachs étrangers remerciés à la phase aller
Le savoir-faire étranger ne fait plus recette ?
12 Janvier 2011

Les entraîneurs étrangers sont de plus en plus sollicités par les formations algériennes que ce soit en ligue une ou deux. En position de force ces derniers temps, ces « techniciens » venus d’autres cieux négocient leurs salaires dans la plupart du temps à prix exorbitants, sans pour autant garantir des fois des résultats probants.

Sur les six entraîneurs étrangers qui ont pris les commandes des clubs algériens, pendant cette phase aller du championnat national, qui s’est achevée lundi alors qu’il lui reste encore deux journées à disputer, et deux matchs de mise à jour, quatre d’entre eux ont déjà quitté ou prématurément après même pas six mois du travail, pour différentes raisons. Lorsqu’une formation comme le Real Madrid, le Barça, Chelsea ou autre dont le niveau est de taille, fait appel à un nouvel entraîneur, ce dernier présente aussitôt les grandes lignes du contrat d recrutement, notamment la durée, le salaire ainsi que son plan de travail et les objectifs fixés avec la partie concernée, chose qui n’est pas faite dans notre pays, lorsqu’un grand club comme la JS Kabylie ou l’ES Sétif ou encore le MC Alger, recrute un entraîneur étranger. Rien ne filtre ou presque, les responsables des clubs se contentent de donner uniquement la durée du contrat.
En Algérie, lorsqu’un club n’a plus de coach, c’est en Europe surtout que les regards des dirigeants se braquent vees l’étranger pour dégoter un technicien. Même s’il n’est pas connu, le club lui fera un nom et lui montrer quelques jours après la porte de la sortie. L’intérim sera assuré sans aucun doute par un entraîneur local qui sera installé provisoirement en attendant l’arrivée d’un « technicien d’expérience ».
A titre d’exemple, la JS Kabylie, celle qui a consommé depuis quelques temps peut-être le plus grand nombre d’entraîneurs étrangers, n’a en aucun moment réussi à garder l’un d’eux pour une longue durée. Alain Geiger, l’entraîneur suisse qui a, pourtant, fait un travail accompli en ligue des champions africaine, en amenant les coéquipiers de Saad Tadjer jusqu’aux demi-finales, et après une série de mauvais résultats qui prédisaient une désastreuse première phase du championnat, il a quitté ou a été « remercié » sans préavis pour s’envoler en Égypte et remplacé par l’ex-entraîneur de l’Olympique de Beja de Tunis, l’Algérien Rachid Belhout. L’Entente de Sétif avait, elle aussi, recruté l’Argentin Giovanni Solinas. Tout comme son confrère, ce coach dépose sa démission au lendemain du sacre final en coupe de l’Union nord africaine de football (UNAF) remporté haut la main face El Nasr de la Libye au stade du 5 juillet. Aucune suite n’a été donnée concernant ce départ inattendu, les responsables de la formation de la capitale des Hauts Plateaux se contentant de dire que Solinas a quitté le club en raison de problèmes familiaux. Pour combler le vide et éviter une quelconque perturbation, l’Entente a sollicité les services du Palestinien Said Hadj Mansour. En ligue deux, l’entraîneur brésilien du MO Constantine, Miguel Alvès a vécu le même sort.
C’est dire, hormis quelques exceptions bien précises, à l’image de l’argentin Gamondi qui est toujours à la tête du CR Belouizdad et le Français, Alain Michel au MC Alger qui sont toujours dans leur poste, le produit étranger n’a jamais réussi pour les clubs professionnels algériens. Certes, l’objectif derrière tous ces recrutements c’est d’inculquer aux joueurs un certain savoir et un nouvelle formule du football moderne grâce évidement à la compétence étrangère, reste que la plupart des entraîneurs venus de l’autre côté de la Méditerranée échouent sur toutes les lignes. Le retour à la base est indispensable, les entraîneurs étrangers recrutés par les clubs algériens se voient octroyer les pleins pouvoirs, donc, faire confiance aux entraîneurs locaux permet aux clubs non seulement de faire des économies en matière de dépenses, mais également donner la chance au produit local qui confirme de plus en plus ses compétences, comme l’atteste évidement la réussite de Djamel Maned à la JSM Bejaia et Meziane Ighil avec l’ASO Chlef et autres, sans pour autant exclure bien évidement les compétences étrangères à valeur ajoutée.

Par : Mourad Salhi

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