Le Midi Libre - Monde - Le doute plane sur la tenue du scrutin

Edition du 23 Octobre 2010



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Elections présidentielle en Guinée
Le doute plane sur la tenue du scrutin
23 Octobre 2010

Cette élection présidentielle est censée sceller le retour à un régime civil après le putsch militaire de décembre 2008. Célou Dallein Diallo est arrivé en tête au premier tour de l’élection, le 27 juin, avec 43,69% des suffrages contre 18,25% à son rival historique Alpha Condé.

Il sera "difficile" d’organiser le second tour de l’élection présidentielle guinéenne dimanche prochain comme prévu, a déclaré jeudi soir le nouveau président de la commission électorale, citant des retards "déplorables" dans l’organisation du scrutin. "Je dois souligner que la date du 24 octobre sera difficile à tenir", a dit Siaka Toumany Sangaré après une série de rencontres avec des responsables politiques à Conakry. "Je ne voudrais pas me précipiter et envoyer les électeurs aux urnes dans des conditions déplorables qui ne respectent pas les normes internationales, ce qui entraînerait ensuite la contestation des résultats", a-t-il ajouté. Sangaré, nommé deux jours plus tôt à la tête de la commission électorale, n’est pas allé jusqu’à dire explicitement que le scrutin devait être repoussé mais a précisé qu’il allait "réévaluer" la situation. De nouvelles consultations devaient se tenir hier et une décision définitive sera prise. Le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a suggéré que le vote soit repoussé d’une semaine. Cette élection présidentielle est censée sceller le retour à un régime civil après le putsch militaire de décembre 2008. Célou Dallein Diallo est arrivé en tête au premier tour de l’élection, le 27 juin, avec 43,69% des suffrages contre 18,25% à son rival historique Alpha Condé. Mercredi denier, les deux candidats s’étaient déclarés prêts à prendre part au scrutin après la nomination de Sangaré comme président de la Commission électorale indépendante (Ceni). Son successeur a été écarté après avoir été accusé de partialité. Foumba Kourouma, un responsable de la commission, avait dit que le matériel électoral avait été livré mardi et qu’il pourrait être distribué dans les bureaux de vote dans un délai de deux jours. Mais il n’avait pas été en mesure de dire si l’élection aurait lieu à la date prévue. Les analystes redoutent que le maintien coûte que coûte de la date du 24 octobre sans les préparatifs adéquats ne mette en péril la crédibilité du scrutin. Le premier tour, le 27 juin, s’est globalement bien passé mais des accusations de fraudes et d’irrégularités ont émergé dans les jours ayant suivi le vote, et des affrontements entre les deux camps ont fait plusieurs dizaines de blessés et un mort. La contestation a également porté sur la composition de la commission électorale, dont le nouveau président, le Malien Sangaré, n’a pris ses fonctions que mardi. Ce qui n’a pas facilité la préparation du second tour.


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