Le Midi Libre - Midi Alger - Les vuvuzelas investissent les rues algéroises

Edition du 1 Juillet 2010



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Mondial et ambiance sur fond de sonoritées africaine
Les vuvuzelas investissent les rues algéroises
1 Juillet 2010

Elles sont venues d’Afrique du Sud pour s’acclimater avec une facilité déconcertante dans la capitale. Il s’agit des vuvuzelas ayant franchi des milliers de kilomètres pour investir nos rues, les frontières ont été ainsi abolies, mais ne sommes-nous pas toujours en Afrique... Ces trompettes, encensées par certains et décriés par d’autres en cette Coupe du monde 2010 de football, ont trouvé auprès des jeunes Algériens le public idéal qui apprécient ce son bourdonnant. Des jeunes arpentent les rues de la capitale, des sacs pleins de vuvuzelas, ramenées d’on ne sait où, et les proposant à des prix, il faut le dire, assez raisonnables. Renseignements pris, il ne s’agirait pas des vuvuzelas sud-africaines, mais qu’importe puisque l’aspect et le son sont bien présents. Il semblerait que ce soit l’un des côtés festifs de ce Mondial africain que les jeunes célèbrent à leur façon en soufflant dans cette trompette venue du fin fond de l’Afrique séculaire. Mounir un jeune lycéen souffle à se rompre le cou dans cette trompette, il s’arrête juste pour nous dire : «Cet instrument est vraiment génial, de plus il n’est pas cher, pas encombrant alors que le son qu’il produit est particulièrement fort avec en plus un écho spécial. C’est comme si je retrouvais mon enfance». Et d’ajouter : «Avec mes copains, on s’en est procuré un pour chacun. On s’amuse à créeer notre propre ambiance footbalistique. D’ailleurs j’invite tous les jeunes à tenter l’expérience. Ce n’est pas si simple qu’il y parait, il faut apprendre à l’utiliser». D’autres jeunes ne sont nullement d’exposer leur émerveillement face à ce nouveau joujou. «Ma vuvuzela m’accompagne partout. Je la prête parfois à mes amis pour qu’ils s’y excercent. On dirait presque que cet instrument a été conçu pour nous. Sincèrement pour moi il tombe à pic. Cela me permet de destresser, même si au passage je fais rager certains», nous dira, non sans une certaine malice, Abdelhamid, ayant adopté la vuvuzela. Les revendeurs de vuvuzelas, quant à eux, se frottent les mains. L’un d’eux nous dira : «Je croise les doigts pour que cela dure encore; Les jeunes en redemandent. Il y a même des femmes qui l’achètent pour leurs enfants». Engouement passager ou adoption définitive, seul l’avenir nous le dira.

Par : Hassiba Abdallah

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