Le Midi Libre - Supplément Magazine - Nos bonnes recettes de grand-mère

Edition du 7 Juin 2010



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Phytothérapie ou médecine douce
Nos bonnes recettes de grand-mère
2 Juin 2010

La phytothérapie consiste à soigner à partir de plantes, qu’elles soient encore fraîches ou volontairement séchées. On les utilise en infusions, décoctions, lotions, dans des bains, ou encore macérées dans de l’huile. Une plante peut donner des résultats différents, selon l’endroit où elle est cultivée et aussi selon les conditions météo de la région. Un grand nombre de médicaments modernes sont composés, en partie, d’extraits de plantes. Le pavot, en particulier, entre dans la composition de très nombreux remèdes. L’usage de la phytothérapie peut se révéler très dangereux pour celui qui n’a pas les connaissances nécessaires en matière d’utilisation. Plusieurs plantes paraissant anodines n’en sont pas moins toxiques, et il arrive aussi qu’une partie seulement de la plante présente un danger.

Le terme de phytothérapie est un mot composé qui vient des racines grecques phyto, qui signifie plante, et thérapie, voulant dire soin ou cure. Donc, la pyrétothérapie c’est le traitement des maladies par les plantes. La pyrétothérapie relève, donc, tout comme l’homéopathie ou la mésothérapie, des médecines naturelles. Cependant, elle ne cherche ni à substituer à la médecine officielle (celle-ci est d’ailleurs née, tout comme la pharmacie, de la thérapie par les plantes dans les temps anciens et s’est développée après force progrès jusqu’à devenir le prototype du développement humain) ni à traiter les affection majeures de l’organisme. La phytothérapie essaye plutôt de renforcer les défenses naturelles de celui-ci. (Dans le cas contraire, ce serait verser dans le charlatanisme.) Très tôt, l’homme a découvert les vertus thérapeutiques de certaines plantes et ce, quelle que soit la région de la planète. Il a su distinguer "le bon grain de l’ivraie". En effet, il y a autant de plantes sédatives (tilleul, menthe, ail,) que d’autres vénéneuses (la colchique par exemple.) Dès l’Antiquité, l’homme a fait cette différence. La colchique ou «tue-chien», une plante mortelle, était connue des Grecques, puisque c’était la plante préférée de l’empoisonneuse Médée. (mythologie grecque). Socrate a été condamné à boire la ciguë, alcaloïde très toxique. Paradoxalement, de nos jours, les pays nantis «entrent dans l’avenir à reculons» et redécouvrent ainsi les bienfaits des plantes médicinales et de la médecine traditionnelle, soit par coquetterie ou effet de mode (la mode étant par définition ce qui se démode), ce à quoi, par contre, les pays pauvres se sont toujours accrochés faute d’autres moyens. Dans notre pays, même les herboristes font encore quelque peu florès (sans jeu de mot.) et proposent, comme partout ailleurs, des plantes de toutes sortes censées nous guérir de nos maux. Ces "recettes de grand-mère" faisaient leur effet pour les petits maux de tous les jours : mal de tête, rhume, crampe d’estomac. à prendre par voie orale ou sous forme de cataplasme, selon les cas. Ce sont nos bonnes vieilles recettes de grand- mère qui ont encore leur charme.

Par : Ourida Ait Ali

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