Le Midi Libre - evénement - La tutelle ne réagit toujours pas

Edition du 16 Novembre 2009



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Deuxième semaine de grève de l’éducation
La tutelle ne réagit toujours pas
16 Novembre 2009

La grève des enseignants dans le secteur de l’éducation a entamé hier sa deuxième semaine.

Lancée les 8 et 9 du mois en cours par six syndicats de l’éducation, en l’occurrence le Conseil national autonome des professeurs et des enseignants du secondaire et technique (Cnapest), le Syndicat national autonome des professeurs et d’enseignants du secondaire et technique (Snapest), le Conseil des lycées d’Alger (Cla), l’Union nationale des professionnels de l’éducation et de la formation (Unpef), et le conseil national des enseignants contractuels (Cnec), affilié au Syndicat national autonome du personnel de l’administration publique (Snapap), cette grève renouvelable entraîne, de l’avis de ses meneurs, de plus en plus de foule. Le taux de suivi est estimé durant la première semaine à pas moins de 90%, alors, qu’hier, au jour de la reprise du mouvement dans sa seconde phase M.Boudiba, porte parole du Cnapest, souligne un taux supérieur de suivi. « Pour ce premier jour de semaine nous avons enregistré un suivi massif, avec un taux de plus de 94% dans les lycées et plus de 87% dans les établissements moyens et secondaires», a dit M. Boudiba, hier, dans une déclaration au Midi Libre. « Au niveau de Tipaza la grève concerne les 22 établissements moyens existants, alors que durant la première semaine n’ont rejoint le mouvement que 13 lycées », a ajouté notre interlocuteur pour expliquer cette augmentation. Ce suivi traduit selon lui, à la fois la détermination des enseignants et le mutisme de la tutelle. A rappeler que le renouvellement de la grève est une décision prise à l’issue des conseils nationaux qu’ont tenu individuellement chacun de ces syndicats respectifs au cours de la fin de la semaine écoulée. Notre interlocuteur note que « jusqu’à l’heure actuelle il n’y a nulle réponse concrète aux revendications chapeautées par les enseignants». «A part quelques communications téléphoniques que Benbouzid a eu avec quelques syndicats aucune solution officielle n’est à citer», a précisé M.Boudiba. La décision de ces syndicats prise à la veille du lancement de la grève veut que l’absence d’une réponse favorable aux revendications d’ordre socio-professionnel. Pas de réponse favorable est désormais synonyme, tel décidé par les syndicalistes, de la reconduction du mouvement au bout de chaque semaine. Ce qui est techniquement synonyme de grève ouverte ou illimitée. Il est à rappeler que le ministre de l’Education national donne rendez-vous aujourd’hui aux contractuels pour répondre à leurs sollicitations. Ceux-ci demandent principalement leurs intégrations définitives dans leurs postes de travail. Ils refusent d’ailleurs d’accepter une autres solution.

Par : MINA ADEL

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