Le Midi Libre - Ca se passe comme ca - Grande dame de la chanson algérienne

Edition du 16 Mai 2009



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Meriem Fekkai (1889-1961)
Grande dame de la chanson algérienne
16 Mai 2009

Originaire de Biskra, Meriem Fekkai El biskriya est née à Alger . Son genre de m’samaa, typiquement féminin est inspiré de celui de maalma Yemna, laquelle a été son principal modèle; viendra ensuite cheikha Tetma qu’elle ne quitte pas d’une semelle durant une grande partie de sa vie. Elle a apporté un plus dans la composition de son ensemble artistique, qu’elle constitua à partir de 1935, en introduisant une forme de prestation musicale et danse tout à fait nouvelle. Elle s’intéressa précisément à ce côté du fait qu’elle débuta sa carrière en qualité de danseuse à l’occasion des fêtes familiales et des spectacles organisés par Mahieddine Bachetarzi. Chanteuse est un métier qu’elle entreprit très tardivement. Elle figura sur un plateau artistique grandiose en août 1929 à Alger aux côtés de Mahieddine, Sassi et Chabha, une grande chanteuse kabyle de l’époque. Là, elle s’affirma réellement comme une artiste complète, car aux talents de chanteuse, s’ajoutent ceux de danseuse traditionnelle agile élégante, d’une beauté incomparable. Elle envoûta son public et les organisateurs, car une étoile nouvelle est née et qu’il fallait compter avec elle. A l’époque outre Mériem Fekkai, Yamna et Tetma il y avait également Fettouma el blidiya, cheikha Zahia Leila Fateh (L. Mouti) Soltana Daoud (Reinette l’oranaise) et Zohra El Fassia. Pour les cheikh genre mdih, qu’on n’appelait pas encore chaabi, il y avait les cheikhs Abderrahmane El Meddah, Mustapha Driouch, Mamad Benoubia, Reghai Abderrahmane dit Saïdi, Mahmoud Zaouch, El Hadj M’hamed El Enka et son maitre cheikh Nador (Mustapha Saïdi). Aimable et très accueillante elle fut adée par son entourage familial et plus particulièrement par son mari si Abdelkrim Belsnane. Meriem Fekkai choisissait sa clientèle parmi les familles bourgeoises d’un niveau social élevé, son programme ne désemplissait jamais durant les été en après-midi (dhella) ou (sahra). Son programme de chants était composé de poésie du genre aroubi, et hawzi, des morceaux légers (neqlabete) classique andalou. Ses succès étaient en grande partie ceux de Yemna ou de Tetma car puisés dans le patrimoine hawzi tlemcénien ou aroubi algérois Meriem Fekkai se démarque, malgré tout des autres par l’interprétation à l’unisson de la quasi totalité des chants. Le dakhl msallai Rana Djinak chant de bienvenue à la mariée, reste son chef-d’œuvre avec El kalb bet sali, Mene houa rouhi ou rahti du poète Ben Msaïeb.


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