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Edition du 13 Janvier 2026



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Le président de la république lance un appel salvateur
Régularisation pour les jeunes harragas induits en erreur
13 Janvier 2026

Le Conseil des ministres, réunis dimanche sous la présidence du président Abdelmadjid Tebboune, a adopté une mesure historique de régularisation pour les jeunes Algériens en situation précaire à l’étranger.

Cette décision cible ceux manipulés par des acteurs malveillants visant à discréditer l’Algérie via la "Harga", offrant un retour sécurisé sous conditions strictes. Un geste humanitaire qui vise à rapatrier les "enfants perdus" sans ignorer les risques sécuritaires.

Un appel du président pour briser les chaînes de l’exil forcé
Avant la clôture de la séance, Tebboune a lancé un appel poignant aux jeunes "délibérément induits en erreur" par des individus cherchant à "nuire à la crédibilité de l’État". Ces harragas, souvent victimes d’infractions mineures comme une simple convocation pour troubles à l’ordre public, se retrouvent aujourd’hui "loin de leur patrie, de leurs proches", plongés dans "la pauvreté extrême et la misère", contraints à des "tâches humiliantes". Le communiqué dénonce une instrumentalisation : des statistiques gonflées pour "ternir l’image de l’Algérie", semant le désarroi chez la jeunesse et favorisant les départs illégaux.
Cette rhétorique présidentielle analyse un phénomène endémique : la Harga, flux migratoire clandestin vers l’Europe, exploité par des mafias ou des agendas
interceptions en Méditerranée impliquaient des Algériens, selon Frontex, souvent des profils vulnérables – chômeurs, étudiants désillusionnés. Tebboune, en tant que chef suprême des armées, cadre cela comme une menace hybride : non seulement humanitaire, mais sécuritaire, avec des jeunes risquant d’être "instrumentalisés par des milieux criminels mafieux", ternissant leur réputation et celle du pays.

Une régularisation conditionnelle, fruit d’un consensus institutionnel

Adoptée à l’unanimité des institutions républicaines, la mesure régularise les situations "précariaires et irrégulières" pour les Algériens – hommes et femmes – s’engageant à "ne pas récidiver". Les consulats assureront la mise en œuvre, gérant les procédures jusqu’au rapatriement. Exclus : auteurs de crimes de sang, trafiquants de drogue ou d’armes, et collaborateurs avec des services étrangers visant à "porter atteinte à la patrie".
Cette approche équilibrée – clémence pour les "erreurs légères", fermeté contre les graves délinquants – reflète une stratégie holistique. Elle s’inscrit dans les réformes post-Hirak, où Tebboune mise sur la jeunesse comme atout démographique (60 % de la population <30 ans). Économiquement, rapatrier ces talents pourrait booster l’emploi local ; socialement, elle renforce la cohésion nationale face aux narratifs diasporiques critiques.

Implications : un remède à la Harga, mais défis à venir

Cette décision pourrait soulager des milliers de familles, évitant les drames des camps libyens ou des bidonvilles italiens. Pourtant, elle interroge : comment détecter les "manipulateurs" sans stigmatiser les migrants ? Et face à un chômage juvénile à 30 % (ONS 2025), la régularisation doit s’accompagner d’opportunités concrètes – formations, microcrédits – pour prévenir les rechutes. Tebboune conclut sur une note patriotique : ces jeunes ne méritent "pas toute cette peine". Un appel à la rédemption qui humanise la politique migratoire algérienne, souvent vue comme répressive. Pour l’Algérie, c’est un pari : transformer l’exil en retour victorieux, préservant l’unité face aux tempêtes extérieures.

Par : Hamrouche Mounir

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