L’AlgĂ©rie a optĂ© pour la finance islamique enregistre une nette Ă©volution notamment dans les banques et assurances. Le rapport mondial de l’indicateur du dĂ©veloppement de la finance islamique note que l’AlgĂ©rie enregistre une Ă©volution de ce modèle qui gĂ©nère une rentabilitĂ© pour l’Ă©conomie nationale.
Le rapport note que le marchĂ© mondial de la finance islamique situe son chiffre d’affaires global Ă 4,9 milliards de dollars. Une nette Ă©volution par rapport aux annĂ©es passĂ©es qui voit actuellement beaucoup de pays musulmans et autres adopter ce modèle de financement pour leurs Ă©conomies.
Pour le cas algĂ©rien, il est notĂ© que « le pays est sur le point de prĂ©senter un projet de loi visant Ă actualiser sa lĂ©gislation sur les assurances devant augmenter le niveau de l’inclusion financière par le biais du Takaful». Les contributions du Takaful ont atteint 214,8 millions de dinars, soit 1,6 million de dollars, en 2023 dont des produits d’assurance automobile ou incendie. Un indice qui conforte certains secteurs financiers notamment les banques et Ă©tablissements financiers privĂ©s qui n’ont pas hĂ©sitĂ© Ă ouvrir des guichets pour dĂ©velopper leurs investissements en direction de clients potentiels.
On note Ă ce propos que le rapport de la Banque d’AlgĂ©rie souligne que « le nombre des dossiers de dĂ©veloppement de la finance islamique est de 20 encadrĂ©s par 11 banques » qui vont s’insĂ©rer dans le financement du crĂ©dit « halal » Ă travers les nombreux secteurs d’investissement. La rĂ©cente loi de finances a introduit « les sukuks souverains comme source de diversification du financement des projets d’infrastructures ». Ce mode de financement est diffĂ©rent du financement bancaire classique.
Il s’agit de bons de trĂ©sor et des emprunts obligataires destinĂ©s en premier aux entreprises et seront gĂ©nĂ©ralisĂ©s plus tard aux particuliers, sachant que ce financement n’utilise pas le taux d’intĂ©rĂŞt et le remboursement se fait sur une portion de chiffre d’affaire Ă partager entre la banque ou le trĂ©sor et les clients. Il existe actuellement un rĂ©el engouement pour le financement dit de la mourabaha qui est un procĂ©dĂ© qui partage les bĂ©nĂ©fices et les pertes entre les deux parties. En AlgĂ©rie, il est possible de bĂ©nĂ©ficier de produits comme les vĂ©hicules, appareils Ă©lectromĂ©nagers et mĂŞme un crĂ©dit d’un logement ou son extension grâce Ă cette opĂ©ration.
Pour l’instant, on attend le bilan total des opĂ©rations durant toute l’annĂ©e 2024 que doit fournir la Banque d’AlgĂ©rie. D’autre part, l’Etat mise sur l’absorption d’une partie de l’argent informel qui circule hors circuit bancaire. Les autoritĂ©s monĂ©taires sur instruction gouvernementale ont fait savoir que des facilitĂ©s sont accordĂ©es aux dĂ©tenteurs de ces capitaux informels en bĂ©nĂ©ficiant d’un allĂ©gement fiscal et les avantages sur leurs futurs projets d’investissements. De toute façon, ces marchands de l’informel n’ont guère le choix face Ă la montĂ©e des futures banques numĂ©riques qui vont promouvoir de nouveaux modes de financements excluant le cash de toute transaction commerciale.