Figure du barreau, avocat et ancien prĂ©sident de la branche française de la Ligue des droits de l’homme, Henri Leclerc est mort samedi 31 aoĂ»t Ă l’âge de 90 ans. Le pĂ©naliste est mort « samedi Ă l’hĂ´pital Paul-Brousse de Villejuif des suites d’un AVC », a prĂ©cisĂ©
sa fille, Aline Leclerc, Ă l’AFP. Durant 65 ans, Henri Leclerc, fils d’un fonctionnaire des impĂ´ts et petit-fils d’instituteurs, a plaidĂ© avec la mĂŞme passion les grandes affaires criminelleset toutes les causes sociales, s’imposant comme une rĂ©fĂ©rence parmi ses pairs, souligne l’Agence France presse. EngagĂ© « fermement Ă gauche », selon son expression, il militera au PC – brièvement – puis au PSU, il dĂ©fend en pleine Guerre d’AlgĂ©rie, des militants du FLN et du MNA (Mouvement national algĂ©rien) dès 1956. Une guerre d"AlgĂ©rie qu’il fera en tant qu’officier, mais sans tirer un coup de feu. Après les militants anticolonialistes viennent les Ă©tudiants de Mai 68 – il est l’avocat de Cohn-Bendit,Geismar, Sauvageot-, les mineurs du Nord, les pĂŞcheurs bretons, les paysans en lutte, les sans-papiers, le journal LibĂ©ration fondĂ© par Jean-Paul Sartre… Henri Leclerc, silhouette massive, voix profonde et sourcils broussailleux, devient l’avocat de toutes les causes sociales.