Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, président du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) a présidé, hier au siège de la Cour suprême à Alger, l’ouverture de la nouvelle année judiciaire 2022-2023.
La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence de hauts responsables de l’état et de membres du gouvernement. Intervenant en marge de la cérémonie d’ouverture de la nouvelle année judiciaire qu’il a présidé au siège de la Cour suprême à Alger ce dimanche, le Président Tebboune est revenu sur les réalisations du secteur de la Justice tout en rappelant les défis à relever et les objectifs souhaités. En effet, le Chef de l’état a fait part de « l’avancement remarquable constaté au niveau de la mise en oeuvre des programmes prévus, notamment en matière d’adaptation des textes juridiques avec les principes constitutionnels. »
En outre, le Président Tebboune a aussi indiqué qu’ « au cours de cette nouvelle année judiciaire, le rythme de travail sera accéléré », et ce, en prenant compte les nouvelles données du secteur économique. Alors qu’il présidait la cérémonie d’ouverture de la nouvelle année judiciaire, le Président Tebboune a aussi noté le fait que « le bon fonctionnement de la Justice et l’assurance du citoyen ne proviennent pas uniquement de la qualité des lois, mais de leur application transparente dans le respect des droits des individus. » À cet effet, il a aussi mis l’accent sur « la nécessité de la mise en place de mécanismes efficaces pour résoudre les conflits entre les individus. » Depuis l’accession au pouvoir de M. Abdelmadjid Tebboune il y a deux ans, l’Algérie a pu réaliser les principaux équilibres et renouveler les institutions constitutionnelles, pour asseoir une base de lancement solide d’une Algérie nouvelle qui s’apprête, l’année prochaine, à engager des réformes structurelles importantes.
Consolidation de l’État de droit L’action du Gouvernement en matière de consolidation de l’état de droit et de gouvernance rénovée s’est articulée essentiellement autour de la poursuite de la concrétisation des réformes politiques et institutionnelles profondes, décidées par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, en vertu de la révision constitutionnelle, est il souligné dans la Déclaration de politique générale du Gouvernement. «La consolidation de l’état de droit s’est traduite notamment par l’élaboration des textes juridiques et la mise en place de l’ensemble des organes et instances constitutionnels créés ou dont les statuts ont été réaménagés,» est-il indiqué dans la Déclaration de politique générale du Gouvernement qui a été présentée le 3 octobre devant l’Assemblée populaire nationale par le Premier ministre, M. Aïmene Benaberrahmane. Ainsi, dans le 1er chapitre de ladite Déclaration, consacré à la consolidation de l’état de droit, le document fait savoir que 12 textes législatifs sur les 30 retenus ont été promulgués et 12 autres ont été déposés au niveau du Parlement. Il est précisé également que la consolidation de l’état de droit est consacrée par la modernisation de la justice et le renforcement des libertés et ce, au moyen notamment de la mise sur pied d’une justice indépendante et efficace, l’amélioration de la qualité de la justice, ainsi que la facilitation de l’accès à la justice.
Toujours dans ce chapitre, la Déclaration de Politique générale fait état du «plein exercice des droits et libertés», à travers le renforcement du dialogue et de la concertation, l’avènement d’une société civile dynamique et engagée, la liberté de réunion, une presse libre, etc. De même qu’est rappelé l’engagement de garantir «la sureté et la sécurité des personnes et des biens.» Outre la justice, l’état de droit a été consolidé au moyen d’une «gouvernance rénovée pour plus de performance et de transparence», lit-on également. «Ceci, s’est traduit par une relation complémentaire entre les pouvoirs exécutif et législatif, la mise en place d’un cadre normatif de qualité garantissant une bonne gouvernance, une gestion efficace et transparente des finances publiques ainsi qu’une moralisation de la vie publique,» détaille-t-on. Une gestion efficace et transparente et moralisation de la vie publique Cet objectif a été atteint grâce à une politique de «prévention et de lutte contre la corruption, l’enracinement des valeurs éthiques ainsi que la rénovation du cadre juridique applicable aux agents publics», alors que l’accès aux fonctions de l’état, précise-t-on encore, s’est basé sur le critère de compétence.
La Déclaration de Politique générale a, par ailleurs, souligné les mesures mises en oeuvre pour asseoir une administration et une fonction publique modernes, à savoir la refonte de l’organisation de cette même administration, la transformation numérique de cette dernière , la facilitation et la simplification des procéduresadministratives, ainsi que le développement du système statistique économique et sociale. Enfin, et dans le souci d’affirmation, de promotion et de protection des composantes de l’identité nationale et de la mémoire, l’état s’est attelé au renforcement du référent religieux national ainsi qu’à la préservation de la mémoire collective du peuple algérien, assure le Gouvernement à travers sa Déclaration de Politique générale.