Une virée chez quelques vendeurs permet de constater les prix proposés au niveau de quelques points de vente. Nous avons constaté que les prix connaissent une hausse fulgurante, tout comme durant les années précédentes.
En effet, les prix des moutons continuent Ă grimper. Les prix sont Ă©levĂ©s que probablement plusieurs familles aux revenus moyens passeront certainement un AĂŻd sans sacrifice. Une virĂ©e chez quelques vendeurs permet de constater les prix proposĂ©s au niveau de quelques points de vente. Nous avons constatĂ© que les prix connaissent une hausse fulgurante, tout comme durant les annĂ©es prĂ©cĂ©dentes. Et ce, vu, l’Ă©norme engouement de nos concitoyens, pour la fĂȘte du mouton. Selon ces vendeurs et aussi certains citoyens qui se sont rendus sur le marchĂ©, le prix d’un mouton ordinaire n’est pas infĂ©rieur Ă 45.000 DA. De nombreuses personnes ont exprimĂ© une grande dĂ©ception quant Ă la spĂ©culation qui touche aussi le prix du bĂ©tail. Pour connaĂźtre les raisons de ce revirement, certains vendeurs approchĂ©s justifient comme Ă l’accoutumĂ©e par des rĂ©ponses non convaincantes. Telles que, la canicule, qui aura dominĂ©, le manque et la chertĂ© des aliments...
Ces vendeurs justifient aussi les dessous des marchĂ©s Ă bestiaux. Ils affirment que la disponibilitĂ© des moyens de transport fait que des moutons proposĂ©s Ă la vente, se rĂ©percute directement sur les prix. Des habituĂ©s de ce genre de marchĂ©s, soutiennent Ă©galement que les intermĂ©diaires qui procĂšdent, peu avant la fĂȘte de l’AĂŻd El Adha, Ă l’achat des cheptels pour les placer dans des Ă©tables et des hangars dans les grandes villes du pays, «influent» sur le prix des bĂȘtes et le font grimper. L’on affirme aussi que les intermĂ©diaires ne nĂ©gocient mĂȘme pas le prix des bĂȘtes, prĂ©fĂ©rant les embarquer le plus rapidement possible, convaincus que tout sera vendu et que la marge bĂ©nĂ©ficiaire est assurĂ©e. En effet, la tension monte chez les citoyens ces derniers jours, notamment en ce qui concerne l’approvisionnement de certains produits de large consommation qui laisse Ă dĂ©sirer, ajouter Ă cela, leur chertĂ© qui ne fait que choquer les faibles revenus, faisant ainsi comme Ă l’accoutumĂ©e le bonheur des spĂ©culateurs.
Et nul ne peut prĂ©voir quel degrĂ© il atteindra malgrĂ© certaines dĂ©clarations et dĂ©cisions peu apaisantes. En effet, le citoyen algĂ©rien semble plongĂ© dans une angoisse inĂ©galĂ©e, l’angoisse d’un budget dĂ©jĂ laminĂ©. Il y a d quoi rĂ©flĂ©chir par deux fois avant de faire son marchĂ©. Le coup est dur Ă encaisser pour toutes ces familles qui vivent encore une fois audessus de leurs moyens. Sachant que mĂȘme les oeufs se font pousser des ailes oĂč le plateau de 30 unitĂ©s d’oeuf frĂŽle les 600 DA dans les commerces, alors qu’il Ă©tait vendu, la semaine derniĂšre, Ă 350 dinars. Un prix jamais atteint, l’unitĂ© est cĂ©dĂ©e Ă 20 DA la piĂšce. Il faut savoir que le plateau est cĂ©dĂ© entre 430 et 480 DA dans les marchĂ©s de gros. C’est l’amer constat que tout le monde peut affirmer. En effet, crise aprĂšs crise, le pouvoir d’achat de citoyen algĂ©rien peine Ă souffler, notamment celui de la classe moyenne qui flirte dĂ©sormais dangereusement avec le seuil de la pauvretĂ©. Le pouvoir d’achat en AlgĂ©rie ne cesse de s’Ă©roder face Ă une inflation et une chertĂ© de la vie impitoyable.