Le baril de West Texas Intermediate amĂ©ricain pour livraison en juillet a gagnĂ© 0,76 % Ă 119,41 dollars. Les cours qui ont Ă©voluĂ© en dents de scie "se rapprochent Ă nouveau de leurs sommets, ce qui a suscitĂ© des prises de profits dans un marchĂ© volatile, plein d’incertitudes",
a rĂ©sumĂ© Matt Smith de Kpler. La Banque mondiale a rĂ©duit sa prĂ©vision de croissance mondiale."Tout repli d’activitĂ© est baissier pour la demande de pĂ©trole", a commentĂ© Andrew Lebow de Commodities research Group. Dans le mĂȘme temps, un rapport de Goldman Sachs a relevĂ© la prĂ©vision du prix du baril de Brent Ă 135 dollars Ă la fin de l’annĂ©e, ce qui a soutenu les cours. Enfin, alors que le prix du gallon d’essence paraĂźt sur la voie d’atteindre le seuil historique de 5 dollars dans les prochains jours aux Ătats-Unis, "il y a des craintes de destruction de la demande", a ajoutĂ© Matt Smith. "Cela va avoir un impact sur la demande d’essence, les gens vont y rĂ©flĂ©chir Ă deux fois avant de faire de grands dĂ©placements en voiture", affirmait Ă©galement Andrew Lebow de Commodities Research Group.
Ce niveau de prix des carburants "va commencer Ă ĂȘtre un facteur baissier", assurait l’analyste. Mais l’offre reste tendue et l’annonce par la ville de PĂ©kin dimanche de lever d nombreuses restrictions anti-Covid n’est pas une bonne nouvelle pour la baisse des prix. "La reprise de la demande avec la rĂ©ouverture de PĂ©kinet de Shanghai contribue Ă soutenir les cours", a indiquĂ© Michael Hewson, analyste pour CMC Markets. L’Opep+ a dĂ©cidĂ©, jeudi, d’une lĂ©gĂšre augmentation des quotas de production, pour revenir plus rapidement Ă ses niveaux de production d’octobre 2018, avant les coupes effectuĂ©es pour faire face Ă la pandĂ©mie de Covid-19. Mais cette augmentation ne devrait cependant pas faire de "diffĂ©rence notable" sur les cours. "Les barils supplĂ©mentaires fournis par l’Opep+ sont bien moins importants que la perte de pĂ©trole brut et de produits russes", rappelle Tamas Varga, analyste chez PVM Energy. "En d’autres termes, il est peu probable que l’Ă©quilibre pĂ©trolier mondial s’amĂ©liore".