Algérie Poste a annoncé de nouvelles mesures pour la monétique et le paiement électronique. Face à l’augmentation des échanges odans ce secteur, la Poste envisage de ratifier des accords avec les opérateurs pour permettre plus d’accès au paiement électronique.
Le directeur des finances et de la monétique au sein d’Algérie Poste, Amar Touati, a confirmé que "la Poste envisage d’améliorer le flux des échanges à travers le paiement électronique, celui-ci étant insuffisant". Ce responsable a indiqué qu’"Algérie Poste va demander aux opérateurs, disposant de plateformes numériques et d’un compte CCP, d’établir une
confirmation pour tout ce qui ressort du paiement électronique". Aujourd’hui, il n’est pas sans rappeler que la carte Eddahabia pour les particuliers et la carte CIB pour les transactions bancaires ont été boostées et permettent d’effectuer 70 % des opérations de paiement électronique et sans agios. Pour Amar Touati "c’est une bonne chose mais il faudra maintenant généraliser le processus pour les autres transactions commerciales". Il indique que d’ores et déjà quelque 600 terminaux de paiement électronique
(TPE) sont opérationnels au niveau national. Plusieurs espaces commerciaux, dont des supermarchés et superettes, ont acquis ces équipements en attendant le prochain programme qui verra implanter 500 autres TPE. Pour ce qui est des virements électroniques via les plateformes numérisées, le responsable financier fait savoir que "le projet est au stade final pour l’adopter prochainement par le Conseil du gouvernement". L’idée consiste à généraliser un moteur de recherche entièrement sécurisé pour le placements de fonds au niveau de n’importe quel bureau de poste avec une carte spéciale avec un numéro d’identification. Cela permettra de réduire la pression autour des bureaux de poste et en même temps accentuer le volume des échanges électroniques avec soit la poste ou un transfert de la banque à la poste en ce qui concerne les dépôts de fonds et retraits.
Ce projet, rappelle-t-on, a été initié en 2014 mais n’a pas fait l’objet de suivi. Pour ce qui est des DAB (distributeurs automatiques de billets) défectueux, le directeur de la monétique assure que "les pannes fréquentes sont dues à l’ampleur de la demande". mais, il relativise ce problème en soulignant que "les interventions se feront prochainement sur la base de plusieurs logiciels performants qui seront implantés dans chaque région ou groupe de régions". En attendant, "d’autres bureaux de poste seront équipés de DAB au cours du mois d’avril prochain", note ce responsable.