Même si les Algériens, dans leur majorité, connaissent la nature et l’activité sismique de leur pays, le dernier tremblement de terre enregistré, samedi dernier, nans la wilaya de Béjaïa a réveillé les inquiétudes...
L’Algérie a connu plusieurs événements tragiques qui resteront gravés dans la mémoire collective. On citera, entre autres, deux d’entre eux pour conjurer le mauvais sort, le séisme dévastateur qui a frappé, le mois d’octobre 1980, la ville de Chlef ou encore celui de Boumerdès. même si les Algériens, dans leur majorité, connaissent la nature et l’activité sismique de leur pays, le dernier tremblement de terre enregistré, samedi dernier, dans la wilaya de Béjaïa a réveillé les inquiétudes. En effet, l’Algérie enregistre "environ 100 secousses par mois, en majorité de magnitude en-dessous de 3 degrés sur l’échelle de Richter", a affirmé Chafik Aïdi, chef de service de surveillance des séismes au Centre de recherche astronomie astrophysique et géophysique (CrAAG), dans une vidéo publiée sur le site de l’institution.
La "faible intensité de ces tremblements de terre fait qu’ils passent la plupart du temps inaperçus", explique le scientifique. Toutefois, en dépit de cette activité permanente, l’Algérie fait partie d’une "zone stable", selon le même expert. A noter que l’"Algerian digital seismic network" est le dispositif numérique installé par le CrAAG à différents endroits du territoire pour guetter le moindre mouvement tellurique. Celui-ci se compose de 80 stations répondant aux normes internationales qui "peuvent détecter les séismes même de faible magnitude". Ils fournissent ainsi le CrAAG en données fiables pour étudier avec exactitude le phénomène. Le scientifique du CrAAG a tenu à mettre en garde les citoyens contre l’impact "catastrophique des rumeurs infondées véhiculées par des charlatans" sur l’activité sismique en Algérie, indiquant que l’activité sismique du pays est tout à fait normale et ne justifie pas une telle panique. Il a réitéré la particularité sismique de l’Algérie qui fait d’elle un pays à risque "modéré",
contrairement à d’autres pays, qui ont une activité sismique forte. Concernant le respect des normes parasismiques dans les projets de construction, le patron du CrAAG, a rappelé qu’une "réglementation dans ce sens a été mise en place par les pouvoirs publics au lendemain du séisme de Boumerdès et qu’elle est régulièrement actualisée". mais ce qui pose le plus de problèmes, explique-t-il, ce sont les "constructions privées qui ne se conforment pas souvent aux règles parasismiques de construction".