La cour d’Alger a rendu, hier, son verdict dans le procès en appel de l’ancien DGSN Abdelghani Hamel, dans laquelle sont Ă©galement impliquĂ©s des membres de sa famille.
Le principal mis en cause, en l’occurrence Abdelghani Hamel, a Ă©copĂ© d’une peine de 8 ans de prison ferme. La cour d’Alger a Ă©galement prononcĂ© la peine de 5 ans de rĂ©clusion contre son fils aĂ®nĂ©, Amiar Hamel. La mĂŞme juridiction a condamnĂ© son autre fils Chafik Hamel Ă une peine de 4 ans de prison ferme. Une peine de 2 ans de prison ferme a Ă©tĂ© prononcĂ©e Ă l’encontre de l’ancien directeur de l’OPGI d’Hussein-Dey, Mohamed Rehaimia. Chahinaz Hamel, la fille de l’ancien DGSN, est condamnĂ©e, quant elle, Ă une peine de 18 mois avec sursis et un an avec sursis contre Salima Annani, l’Ă©pouse de l’ancien DGSN. Mourad Hamel, l’autre fils du principal mis en cause, a Ă©copĂ© de 3 ans de prison ferme.
L’ancien wali d’Oran, Abdelghani Zaâlane et l’ancien directeur des Domaines publics de la wilaya de Tipasa Ali Bouamrane ont Ă©copĂ© d’une peine d’un an de prison ferme dans le cadre de la mĂŞme affaire. Retour sur les dĂ©tails du procès en appel Pour rappel, le procès en question a Ă©tĂ© rĂ©inscrit au rĂ´le suite Ă la dĂ©cision de la Cour suprĂŞme qui a acceptĂ© le pourvoi en cassation introduit dans les arrĂŞts rendus par la cour d’Alger en aoĂ»t 2020. Abdelghani Hamel, son Ă©pouse Annani Salima, ses fils (Amiar, Mourad Chafik et sa fille Chahinaz) sont poursuivis pour plusieurs chefs d’accusation, dont "blanchiment d’argent, enrichissement illicite, trafic d’influence et obtention d’assiettes foncières par des moyens illĂ©gaux". Rappelant Ă©galement que la cour d’Alger avait condamnĂ© Abdelghani Hamel Ă 12 ans de prison ferme, tandis que ses enfants avaient Ă©copĂ© de peines allant de 5 Ă 8 ans de prison ferme. Report du nouveau procès en appel Ă Boumerdès La chambre pĂ©nale près la cour de justice de Boumerdès a reportĂ©, hier, au 15 dĂ©cembre prochain le nouveau procès en appel de l’ancien Directeur gĂ©nĂ©ral de la SĂ»retĂ© nationale (DGSN), Abdelghani Hamel, de son fils, d’anciens walis et d’excadres de la wilaya de Tipasa, poursuivis dans une affaire de "dĂ©tournement de foncier agricole et d’abus de pouvoir".
Le report du procès dans cette affaire, rouverte après un pourvoi en cassation interjetĂ© auprès de la Cour suprĂŞme, intervient Ă la demande du collectif de la dĂ©fense en raison de l’absence de l’accusĂ© principal dans cette affaire, Abdelghani Hamel, qui se trouvait Ă la cour d’Alger pour la prononciation du jugement dans une autre affaire le concernant. Le procès a Ă©tĂ© inscrit une nouvelle fois au rĂ´le de la Chambre pĂ©nale près la cour de Boumerdès, avec la dĂ©signation d’une nouvelle composante de magistrats, qui devait s’ouvrir le 22 septembre dernier avant son report, sur demande de la dĂ©fense, Ă la date du 24 novembre, pour ĂŞtre de nouveau reportĂ© pour le 15 dĂ©cembre prochain. Le tribunal de première instance de Boumerdès avait rendu, le 4 juin 2020, son verdict dans cette affaire, en condamnant l’ancien DGSN, Abdelghani Hamel, et l’ancien wali de Tipasa Moussa Ghelai Ă 12 ans de prison ferme. Il a Ă©galement confirmĂ© la peine de 10 ans de prison ferme contre chacun des exwalis de Tipasa, Kadi Abdelkader et Layadi Mustapha, ainsi que la peine de 3 ans de prison ferme contre Chafik Hamel (fils de l’ancien DGSN) et Salim Djai Djai, ex-chef de la sĂ»retĂ© de wilaya de Tipasa.
La mĂŞme juridiction a condamnĂ©, dans le cadre de la mĂŞme affaire, Ă 4 ans de prison avec sursis l’ancien ministre des Finances, Hadji Baba Ammi, et Ă 5 ans de prison ferme l’ancien directeur des Domaines de Tipasa, Ali Bouamrane. Une peine de 2 ans de prison ferme a Ă©tĂ© prononcĂ©e contre l’ancien directeur de l’industrie et des mines de Tipasa, Haddou Abderrezak, et l’ancien conservateur foncier de KolĂ©a, Mohamed Bouamama, outre une annĂ©e ferme contre l’investisseur privĂ© Zerad Abdelhakim. L’ancien directeur gĂ©nĂ©ral des Domaines, Kheznadji Djamel, a Ă©tĂ© acquittĂ©. Les accusĂ©s dans cette affaire sont poursuivis pour plusieurs chefs d’accusation, notamment "dĂ©tournement de foncier agricole, dĂ©tournement de fonds publics, abus de fonction, trafic d’influence, bĂ©nĂ©fice du pouvoir et de l’influence des agents de l’Ă©tat Ă l’effet d’augmenter les prix et modifier la qualitĂ© des matĂ©riaux et des services et des dĂ©lais de livraison".