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Edition du 2 Juillet 2020



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Augmentation des cas de contaminations
Les hĂ´pitaux sont Ă  nouveau sous pression
2 Juillet 2020

Après une baisse du nombre de cas de Covid-19 enregistrĂ©e Ă  la fin du Ramadhan et les jours qui ont suivi, et après un rĂ©pit observĂ© par les hĂ´pitaux du pays pendant cette pĂ©riode, c’est Ă  nouveau la charge pour ces derniers alors que les chiffres connaissent une progression alarmante.

"Il y a une pression sur l’hĂ´pital de Boufarik et sur les hĂ´pitaux de nombreuses wilaya (…) et cela est dĂ» au non-respect des mesures de prĂ©vention par les citoyens comme nous le voyons chaque jour dans nos rues, dans les marchĂ©s et dans les magasins", a daclarĂ© dans une interview au journal Esseha, le docteur Mohamed Yousfi, chef de service des maladies infectieuses Ă  l’hĂ´pital de Boufarik, qui met les citoyens face Ă  leur responsabilitĂ© et les pointe du doigt quant Ă  leur rĂ´le dans la propagation du virus, ce qui replonge le pays dans une nouvelle poussĂ©e de l’Ă©pidĂ©mie. Cette situation accable, Ă  nouveau, le personnel de santĂ© qui n’a pas encore eu le temps de souffler et qui continue Ă  perdre de ses Ă©lĂ©ments emportĂ©s par le nouveau Coronavirus.

C’est encore le cas avec le dĂ©cès appris du docteur Yacine Bendekkiche, psychiatre, qui exerçait dans la wilaya de Blida. Pendant le Ramadhan, la charge avait baissĂ© et nous Ă©tions arrivĂ©s (Ă  l’hĂ´pital de Boufarik) Ă  3 ou 4 cas positifs sur les 10 ou 15 malades qui se prĂ©sentaient chaque jour et qui Ă©taient testĂ©s par PCR. "Actuellement, nous accueillons jour et nuit plus de 50 patients et sur rĂ©sultats des tests PCR que nous recevons, nous avons au minimum entre 10 et 20 cas positifs", a t-t-il soulignĂ©. Le Dr Yousfi en veut pour preuve le fait qu’auparavant, il y avait 39 lits consacrĂ©s aux cas suspects (les patients retenus au niveau des urgences et dirigĂ©s vers un service destinĂ© aux cas suspects, avec une mise sous traitement, avant l’arrivĂ©e des rĂ©sultats des tests) alors qu’actuellement ce chiffre a presque doublĂ©, avec 75 lits. "Avec la hausse enregistrĂ©e ces 10 derniers jours, dès que les lits sont libĂ©rĂ©s Ă  l’arrivĂ©e des rĂ©sultats le matin, ils sont rĂ©occupĂ©s le soir", dĂ©plore le spĂ©cialiste qui indique que "cela créé une grande pression aussi bien sur le personnel de santĂ© que sur les patients qui ne peuvent pas comprendre parce que chaque patient qui vient souhaite qu’il soit pris en charge. Avec toute cette pression, nous avons au sein de l’hĂ´pital 135 lits qui sont occupĂ©s et il ne reste que le service maternitĂ© qui n’est pas dĂ©diĂ© Ă  la Covid-19 et qui ne s’occupe que des accouchements".

Le spĂ©cialiste a soulignĂ© que ces derniers jours et en raison de la saturation des servicesqui prennent en charge les patients atteints de cette infection, les nouveaux arrivants ont Ă©tĂ© orientĂ©s vers le CHU de Blida "qui possède encore les moyens" de prise en charge. "Je le rĂ©pète, la charge pèse sur l’hĂ´pital de Boufarik et sur l’hĂ´pital Fabourg de Blida, mais au CHU de Blida, il reste encore des services qui n’ont pas Ă©tĂ© consacrĂ©s Ă  la prise en charge des malades de la Covid- 19, ce qui nous permettra d’y dĂ©gager des lits pour y accueillir plus de patients".

Par : RAHIMA RAHMOUNI

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