L’Agence algĂ©rienne pour le rayonnement culturel sera prĂ©sente au Festival international du cinĂ©ma de TĂ©touan qui se dĂ©roulera du 23 au 30 mars prochains avec le film long mĂ©trage «Yemma » de Djamila Sahraoui. Le film nous revient tout juste de sa participation Ă la 23e Ă©dition du Fespaco oĂą il a remportĂ© nombre de distinctions, dont le «Yennenga d’argent».
«Yemma» est une coproduction AARC, les Films de l’Olivier et NĂ©on Productions, il sera en compĂ©tition au Festival international du cinĂ©ma de TĂ©touan dans la catĂ©gorie, longs mĂ©trages.
Cette 19e Ă©dition consacrera une programmation spĂ©ciale pour l’AlgĂ©rie afin de fĂŞter le 50e anniversaire de l’IndĂ©pendance et du 55e anniversaire de la naissance du cinĂ©ma algĂ©rien. Une rĂ©trospective sera organisĂ©e avec la projection de longs et courts mĂ©trages de fiction des grands cinĂ©astes algĂ©riens des deux gĂ©nĂ©rations.
Au programme de cette 19e Ă©dition, des sĂ©ances spĂ©ciales, des hommages ainsi que des tables rondes, dont une consacrĂ©e au 7e Art algĂ©rien. Elle sera animĂ©e par Ahmed Bejaoui et Nabil Hadji. D’autres productions algĂ©riennes sont au programme avec des films qui seront projetĂ©s dans le cadre de la rĂ©trospective Ă l’instar de Chronique des annĂ©es de braise, film de Mohammed Lakhdar-Hamina, Nahla, de Farouk Beloufa, La montagne de Baya, de Azzedine Meddour, Omar Gatlato, de Merzak Allouache, Louss ou la rose des sables, de Rachid Benhadj, et L’opium et le bâton, d’Ahmed Rachedi. Quant aux courts mĂ©trages, il y aura Houria, de Mohamed Yargui, Orange, de Mozahem Yahya, La voix du peuple, de Jamal Chanderli, La porte, de Yasmine Chouikh et Le dernier passager, de Mounes Khamma.
Créé en 1985 par un groupe de cinĂ©philes rĂ©unis dans l’Association des Amis de CinĂ©ma de TĂ©touan, le Festival international du CinĂ©ma mĂ©diterranĂ©en de TĂ©touan s’est fixĂ© pour objectifs la promotion et la mise en valeur des cinĂ©matographies des pays du pourtour mĂ©diterranĂ©en. Depuis, la ville de TĂ©touan, qui accueille, Ă chaque Ă©dition, professionnels et amoureux du 7e Art, s’est vue dotĂ©e d’un projet cinĂ©matographique d’envergure qu’elle devrait protĂ©ger, entretenir et dĂ©velopper pour le bien d’un cinĂ©ma de qualitĂ©, riche et diversifiĂ©, et pour le bonheur d’un public assoiffĂ© d’Ĺ“uvres cinĂ©matographiques qui reflètent les diverses facettes culturelles et civilisationnelles de la mare nostrum. Beaucoup d’eau a coulĂ© sous les ponts depuis les 1res Rencontres cinĂ©matographiques consacrĂ©es successivement aux cinĂ©mas marocain et français, puis aux cinĂ©mas marocain et espagnol. Trois ans après, en 1988, les Amis du CinĂ©ma de TĂ©touan, mous par le dĂ©sir d’enrichir leur expĂ©rience et de s’ouvrir sur d’autres cinĂ©matographies, ignorĂ©es par le public tĂ©touanais, rĂ©pondent Ă l’appel de la revue Kalima et exaucent, par la mĂŞme occasion, les vĹ“ux de plusieurs intellectuels et cinĂ©philes (dont feu Mohamed Osfour, lzza Genini, Daoud Oulad Syad ou encore Serge Toubiana). La MĂ©diterranĂ©e devient Ă la fois le label et le thème principal du Festival. C’est sur ces entrefaites que la 11e Ă©dition constitue un tournant historique dans son itinĂ©raire. Les Rencontres cinĂ©matographiques de TĂ©touan se transforment en Festival international du cinĂ©ma mĂ©diterranĂ©en de TĂ©touan qui se voit enrichi de nouvelles sections et dotĂ©s de deux compĂ©titions longs et courts mĂ©trages. En 2003, alors que la prĂ©paration de la 12e Ă©dition se prĂ©sente sous de bons auspices, des circonstances, imprĂ©vues, en dĂ©cident autrement et obligent les organisateurs Ă annuler cette Ă©dition. Luttant contre vents et marrĂ©es, les organisateurs ne se dĂ©clarent pas pour autant vaincus. En 2006, l’idĂ©e qui germait dĂ©jĂ dans leur esprit depuis quelques annĂ©es prend forme et la Fondation du festival international du cinĂ©ma mĂ©diterranĂ©en de TĂ©touan voit le jour avec comme PrĂ©sident une personnalitĂ© connue au Maroc pour son militantisme, sa culture et ses compĂ©tences communicatives. Mohamed Nabil Benabdellah accepte gracieusement de piloter, avec les membres de l’ACT, ce grand projet culturel et cinĂ©matographique. D’autres personnalitĂ©s de la ville acceptent volontairement de se joindre Ă l’Ă©quipe de la Fondation : le wali de la ville de TĂ©touan, le PrĂ©sident de la Commune urbaine, le PrĂ©sident du Conseil de la rĂ©gion, le Directeur gĂ©nĂ©ral de l’Agence du Nord et les professionnels du secteur. Grâce Ă cet itinĂ©raire exceptionnel et au cumul de 28 annĂ©es d’expĂ©rience enrichissantes, la 19e Ă©dition du Festival international du CinĂ©ma mĂ©diterranĂ©en de TĂ©touan promet d’ĂŞtre encore plus professionnelle, plus spectaculaire et plus conviviale.