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| Abderrahmane Bergui, prĂ©sident de l’association Ouled El Houma |
| «La violence dans les stades est une affaire de tous» |
| 23 Avril 2012 |
Abderrahmane Bergui, prĂ©sident de l’association Ouled El Houma, ancien arbitre international de football et membre de la Commission inter-sectorielle pour la lutte contre la violence au ministère de la Jeunesse et des Sports, estime que le flĂ©au de la violence dans les stades, est une affaire de tous.
«Le phĂ©nomène de la violence ne peut ĂŞtre battu que par une action de coordination qui rĂ©unit les diffĂ©rentes parties prenantes. Devant la montĂ©e dangereuse de ce flĂ©au, des actions de sensibilisation des jeunes s’imposent. La situation dans laquelle se trouve actuellement notre football, interpelle notre profonde conscience. Ce flĂ©au qui a investi notre football ne peut ĂŞtre Ă©radiquĂ© ou maĂ®triser que par un travail de bonne volontĂ©. Il n’y a pas de solution miracle», a indiquĂ© M. Bergui lors d’une confĂ©rence de presse Ă Alger. «La violence commence d’abord, explique-t-il, Ă l’extĂ©rieur avant qu’elle soit transfĂ©rĂ©e Ă l’intĂ©rieur du stade», a-t-il expliquĂ©. «Il y a lieu de revoir certaines choses concernant la prise en charge des jeunes, ajoute-t-il. DĂ©sormais, c’est le responsable qui doit aller vers le jeune pour qu’il ne se sente pas rejeté», a-t-il ajoutĂ©. Pour trouver la solution Ă ce flĂ©au, le premier responsable de cette association dira : «Il faut un programme d’animation. Ceci permettra d’ĂŞtre plus proche des jeunes pour mieux les Ă©couter afin de recenser avec exactitude leurs problèmes et Ă©laborer par la suite un programme d’action rĂ©pondant Ă la rĂ©alitĂ© du terrain. Le fait d’Ă©tablir une relation directe avec les jeunes, cela sera perçu comme une grande considĂ©ration Ă leur Ă©gard. Il faut gagner d’abord la confiance pour entamer ensuite une action quelconque», a-t-il dit. Pour Abderrahmane Bergui, le monde extĂ©rieur domine de plus en plus et personne n’est Ă l’abri.
«Il faut définir le rôle de chacun»
Le phĂ©nomène de la violence dans les stades prend d’autres proportions. L’Ă©chec de l’organisation reste, selon le prĂ©sident de l’association Ouled El Houma, la principale cause de la violence. Le moment est venu pour dĂ©finir le rĂ´le de chacun : «Les stadiers et les comitĂ©s des supporters sont des partenaires non nĂ©gligeables qui ont un rĂ´le important Ă jouer pour la lutte contre la violence. Pour pouvoir apporter une contribution efficace, il y a nĂ©cessitĂ© d’Ă©tablir des textes juridiques qui dĂ©finiront leur rĂ´les», a-t-il indiquĂ©. «Aujourd’hui, ajoute-t-il, c’est la confusion totale dans la gestion d’une rencontre de football dans un stade. Cette situation prĂ©occupante favorise la recrudescence de la violence», a-t-il regrettĂ©. «Le stade qui est en vĂ©ritĂ© un havre de dĂ©tente, dira-t-il, devient un lieu de tous les dangers. Force est de constater que nos stades sont gĂ©rĂ©s d’une manière anarchique. Par le comportement inadmissible de certains dirigeants voir mĂŞme de certains joueurs, les bonnes volontĂ©s se retirent. Dans tout ça, il y a la libertĂ© individuelle qui est menacĂ©e de disparition» a soulignĂ© M. Bergui. "Pour sauver le football de ce flĂ©au, il faut agir ensemble», a- t-il conclu.
Par : M. S.
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